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Une enquête a été ouverte à Meaux à la suite de l’appel d’un agent de la mairie locale à «couper la tête» d'une femme voilée. L’affaire a eu des retentissements jusque dans le bureau du maire, Jean-François Copé, qui a condamné ces propos et envisage désormais des sanctions.

Un employé de la mairie de Meaux fait l’objet d’une enquête «pour incitation à la haine» après avoir appelé, sur sa page Facebook, à «couper la tête» d'une participante à la manifestation contre l’islamophobie qui avait eu lieu le 19 septembre à Paris, selon des médias français.

La femme en question apparaît sur un cliché en tenant dans les mains une pancarte avec l’inscription suivante:

«Française musulmane et voilée, si je vous dérange je vous invite à quitter mon pays».

Cette photo a été partagée par un élu LR des Hauts-de-Seine et a été largement commentée, y compris par un homme qui se présentait comme un «adjoint administratif» à la mairie de Meaux:

«Couper la tête à cette pouff», a-t-il écrit sur Twitter.

Réaction de Jean-François Copé

Bien que le commentaire, ainsi que le compte de l’agent aient été supprimés, l’affaire n’est pas passée inaperçue sur les réseaux sociaux. Après de nombreux signalements de la part des internautes, le commissariat de Meaux a annoncé avoir ouvert une enquête:

La situation a fait réagir le maire de Meaux, Jean-François Copé, qui a «condamné fermement» ces «propos intolérables»:

«J’ai aussi demandé à mes services d’étudier la possibilité que des sanctions administratives soient prises à l’égard de cet agent», indique son communiqué de presse.

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Tags:
racisme, Jean-François Copé, femmes, manifestation, Paris
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