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    Un fusil de sniper (image d'illustration)

    Le «sniper de Daech», un Français d’origine tchétchène, face à ses juges à Paris

    © Sputnik . Vitaliy Belousov
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    Jeudi 7 novembre, le procès de Khassanbek Tourchaev s’ouvre à la cour d’assises de Paris. Français d’origine Tchétchène, surnommé le «sniper de Daech*», il est accusé d’avoir rejoint les djihadistes en Syrie. Lui-même évoque un complot ourdi par les services secrets russes.

    Le 7 novembre s’ouvre à Paris le procès de Khassanbek Tourchaev, 49 ans, de nationalité française d’origine tchétchène, qui devra répondre devant la justice au chef d’inculpation de «participation à un groupe pour la préparation de crimes d’attaques de terroristes».

    Arrivé dans le Bas-Rhin en 2002, il a obtenu sa naturalisation en 2008 et s’est rendu en Syrie en 2013 où il a fait partie des premiers étrangers à avoir rejoint les rangs djihadistes se battant contre les forces de Bachar el-Assad.

    Élément important de l’organisation terroriste

    Selon les enquêteurs, il n’était pas un simple soldat mais un élément important de l’organisation terroriste soupçonné d’avoir dirigé pendant des mois un groupe de combat, d’avoir formé les djihadistes à manipuler les explosifs et d’être un tireur d’élite de haut niveau.

    Selon Le Parisien, lui-même a affirmé avoir effectué des patrouilles, surveillé des otages et participé à une bataille près d'Alep (nord-ouest syrien) le 11 juin 2014. 

    Un complot ourdi par les Russes

    Le journal fait savoir que pendant toute l'instruction, le Tchétchène a expliqué qu'il n'avait pas gagné la Syrie pour combattre mais, au contraire, pour convaincre deux de ses frères de regagner l'Europe. Ces derniers sont finalement morts sur place. Pour lui, cette affaire relève d'un «complot ourdi par les services secrets russes avec la complicité béate de la justice française».

    Khassanbek Tourchaev a été arrêté en mai 2015 en Moldavie, puis extradé vers la France. Comme le rapporte Le Parisien, son téléphone portable contenait de nombreuses vidéos de décapitation, des entraînements de snipers et des manuels de combat. Un contenu que le sniper présumé a expliqué par la nécessité de dissuader ses enfants de se livrer à de telles exactions.

    Dans le collimateur des services français

    Toujours selon Le Parisien, l'homme était depuis longtemps dans le collimateur des services français pour son extrémisme religieux.

    Le média indique que Tourchaev a exprimé devant les enquêteurs sa «gratitude» vis-à-vis de la France pour l’avoir accueilli après les guerres de Tchétchénie. Cependant, des fichiers audio découverts au cours des investigations prouvent le contraire: en avril 2015, il a incité son jeune frère, resté en France, « à voler tout ce qu'il peut, dans les magasins, aux gens… De tout casser, mettre le feu car c'est tout ce que ces ordures de Français méritent».

    *Organisation terroriste interdite en Russie

    Tags:
    Syrie, djihadisme, tireurs d'élite, procès
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