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    Gilets jaunes, le 16 novembre 2019

    «Quand j’ai dit que j’étais député, un policier m’a dit "on s’en fout"»: Corbière agressé pendant l’acte 53

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    Alexis Corbière, député de La France insoumise, présent samedi 16 novembre sur le parcours déclaré à Bastille avec les Gilets jaunes, alors que la situation était calme, s’en est pris aux forces de l’ordre, qualifiant leurs activités de «fabrique de désordre».

    Au micro de BFM TV, le député de La France insoumise (LFI) Alexis Corbière a fourni des détails sur l’incident qui s’est produit au moment où il quittait le parcours des Gilets jaunes à Bastille. Le député a twitté qu’il avait été bousculé, puis aspergé de gaz lacrymogène par des CRS et que cela ne relevait pas du maintien de l’ordre mais de la «fabrique de désordre».

    Selon lui, vers 14h30, il y avait des manifestants sur place, sans pour autant qu’il y ait de violence. Malgré cela, les policiers tiraient des gaz lacrymogènes sur les protestataires, et le député LFI n’en a pas compris la raison.

    Alexis Corbières a voulu quitter la place en compagnie d’un petit groupe, dont un autre parlementaire. Comme c’est l’usage, en se présentant devant les forces de l’ordre il a montré sa pièce d’identité et a voulu passer, ce qu’il pouvait faire en qualité de parlementaire.

    «Un des CRS est venu et m’a mis un coup de bouclier, m’a menacé, si je puis dire, avec un gaz lacrymogène, puis a tiré un lacrymogène, de sorte que tout le monde se retrouve sous l’effet du gaz», a-t-il détaillé.

    Un député? «On s’en fout»

    Et d’ajouter: «Quand j’ai dit que j’étais député, un policier m’a dit "on s’en fout".»

    Alexis Corbière a signalé ne pas pouvoir comprendre «une attitude très offensive, très agressive de la part de certaines forces de l’ordre».

    Il s’est également étonné du choix du parcours de la place d’Italie retenu par le préfet en dépit des avertissements du maire du XIIIe.

    «C’était un mauvais choix, parce qu’il y avait des chantiers sur place, trois chantiers sur place qui potentiellement donnaient des éléments pour pouvoir faire des armes», a expliqué le député.

    Réaction de Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a réagi via Twitter sur l’incident survenu avec Alexis Corbière.

    «Le député Alexis Corbière gazé et frappé de sang-froid après qu'il ait (sic) décliné son identité en sortant de la manifestation déclarée. Ce n'est plus de la police républicaine. Juste une milice gouvernementale. C'est cette milice qui provoque le désordre», a lancé sur Twitter l'ancien candidat à l'élection présidentielle.

    Selon Le Point, samedi en fin d'après-midi, la préfecture de police n'avait pas répondu aux accusations d'Alexis Corbière et de Jean-Luc Mélenchon, alors que des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont eu lieu tout l'après-midi place d'Italie à Paris.

    Dossier:
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    gaz lacrymogènes, policier, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière
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