France
URL courte
Les Gilets jaunes après un an de mobilisation (80)
468113
S'abonner

En plein exercice de ses fonctions, le préfet de police de Paris Didier Lallement a déclaré à une manifestante «ne pas être dans le même camp» que les Gilets jaunes, suscitant ainsi une polémique pour ne pas avoir respecté le Code de déontologie de la police nationale.

Au lendemain des violences qui ont émaillé pendant plusieurs heures la place d’Italie à Paris, lors de l'acte 53 du mouvement des Gilets jaunes, le préfet de police Didier Lallement est sorti de sa neutralité dans une conversation avec une femme.

En effet, il a déclaré à la manifestante qui s’est présentée comme une Gilet jaune: «Nous ne sommes pas dans le même camp, madame».

​Sur le Net, les paroles du préfet de police ont suscité une polémique pour ne pas avoir respecté le Code de déontologie de la police nationale, article R. 434-29, à savoir «le Devoir de réserve»:

«Le policier est tenu à l’obligation de neutralité. Il s’abstient, dans l’exercice de ses fonctions, de toute expression ou manifestation de ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques», indique l’article cité.

Le 53e acte des Gilets jaunes

Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations du samedi 16 novembre ont rassemblé 28.000 personnes dans toute la France, dont 4.700 à Paris. Le syndicat France police-Policiers en colère fait pourtant état d’environ 60.000 participants dans l’ensemble du pays.

Ces manifestations ont été marquées par des affrontements, notamment place d'Italie où les forces de l'ordre ont eu recours à des lacrymogènes.

Dossier:
Les Gilets jaunes après un an de mobilisation (80)

Lire aussi:

Covid-19: Boris Johnson transféré aux soins intensifs
Covid-19, en continu: la France n’est pas «encore au pic épidémique», prévient Véran
Plus de 800 morts dus au Covid-19 en France en 24h - vidéo
Tags:
police, gilets jaunes, Paris, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook