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    Un musulman lisant le Coran (photo d'archives)

    Ces ex-musulmans critiquant vivement l’Islam qui font entendre leur voix en France

    © REUTERS / Mohsin Raza
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    L’Obs a consacré une longue analyse aux ex-musulmans français, dont Waleed Al-Husseini ou Majid Oukacha, qui revendiquent leur droit à critiquer vivement l’Islam.

    En réaction à l’initiative lancée en 2007 par les Iraniennes Mina Ahadi et Maryam Namazie, le mouvement des «ex-musulmans» ne cesse de prendre de l’ampleur à travers l’Europe. L'Obs s’est entretenu avec certains adhérents français qui défendent leur droit à l’apostasie et à la critique de l’islam.

    Le Palestinien Waleed Al-Husseini, qui avait fait de la prison pour ses opinions athées avant d’arriver à Paris en 2012, a été l’un des pionniers de ce mouvement en France. Soutenu par plusieurs personnalités dont l’essayiste Caroline Fourest, il a annoncé en août 2013 le lancement du Conseil des ex-musulmans de France (CEMF).

    Selon le magazine, le collectif réunit aujourd’hui une centaine de participants, alors que ses membres fondateurs s’en sont retirés «à cause de menaces». Pourtant, sur les réseaux sociaux, le discours de M.Al-Husseini «rencontre un véritable écho». Son compte Twitter affiche plus de 40.000 abonnés:

    En 2015, il a été à deux reprises invité à l’Assemblée nationale pour parler d’islamisme et de liberté d’expression. Dans le même temps, l’ex-musulman n’a pas hésité à accorder des entretiens à des médias considérés comme d’extrême droite, souligne le magazine. Contacté par l’Obs, il affirme pourtant ne pas accepter «l’extrême gauche qui veut nous faire taire ni l’extrême droite qui veut nous utiliser».

    Le Coran décrypté

    Pour sa part, Majid Oukacha, «devenu en quelques années une figure reconnue des ex-musulmans en France», mène son combat sur YouTube où sa chaîne est suivie par plus de 58.000 abonnés. Dans des vidéos aux titres souvent provocateurs, M.Oukacha s’efforce de décrypter le message du Coran qu’il n’hésite pas à définir comme «esclavagiste, guerrier et misogyne».

    «Mon expérience personnelle m’a prouvé que les musulmans se sentent plus proches des islamistes que des non-musulmans», affirme-t-il en interview.

    Le magazine rappelle en outre que le livre de Majid Oukacha Il était une foi l’islam a paru en 2015 aux éditions Tatamis «qui publient également, entre autres, les ouvrages du suprémaciste blanc et tueur norvégien Anders Breivik», tandis qu’en 2018, il a «régulièrement écrit pour le site de Valeurs actuelles».

    Quand l’humanité prévaut sur le texte sacré

    L’ex-journaliste franco-marocaine de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui, «fer de lance médiatique du combat contre l’islamisme», n’a pas souhaité répondre aux questions du magazine. L’Obs cite néanmoins ses déclarations d’une récente interview au Point dans laquelle Mme El Rhazoui accuse les textes islamiques de «misogynie» et d’«incitation à la barbarie».

    Dans le même temps, elle tient à préciser que «l’essentiel des musulmans» sont «des gens pacifiques» «parce que leur humanité prévaut sur l’application à la lettre de leurs textes sacrés». Selon le média, il s’agit d’une «différence majeure avec les positions de Majid Oukacha et Waleed Al-Husseini».

    Qui plus est, l’ex-journaliste «n’hésite pas à mettre sur un pied d’égalité islamisme et extrême droite». «Les deux pensent que la société française est composée de communautés qui ne devraient pas avoir les mêmes droits. Les deux sont hostiles à l’altérité, aux valeurs républicaines, à l’universalisme», analyse-t-elle, toujours dans Le Point.

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