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    LREM (image d'illustration)

    L’«immobilisme» de LREM face aux députés du parti accusés d’agression sexuelle fustigée par Mediapart

    © AFP 2019 GEOFFROY VAN DER HASSELT
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    Le député LREM de l'Ain Stéphane Trompille est accusé par une ex-collaboratrice d’avoir tenu des propos à connotation sexuelle. C’est le deuxième représentant de la majorité à faire face à des accusations du genre et le parti n’a toujours pas réagi, écrit Mediapart.

    Une audience aux prud'hommes de Bourg-en-Bresse est prévue le 13 février 2020, à laquelle le député LREM Stéphane Trompille a été convoqué pour licenciement sans cause réelle et sérieuse par deux ex-collaborateurs dont l’une lui reproche «des propos et des messages, écrits et vocaux, à connotation sexuelle dans l’exercice de ses fonctions», rapporte Mediapart.

    L’élu a balayé ces accusations et a indiqué au média avoir déjà «porté plainte avec constitution de partie civile pour faux [témoignage] le 25 septembre 2019». Il qualifie ces accusations de vengeance de la part de ses ex-collaborateurs congédiés.

    Le média rappelle que les mêmes arguments avaient été invoqués par un autre député de La République en marche, Pierre Cabaré, que son ancienne assistante avait accusé de harcèlement sexuel et moral. Bien que M.Cabaré ait dû démissionner de la vice-présidence de la délégation aux droits des femmes, et même s’il est actuellement visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Toulouse, il continue de siéger au groupe LREM et de relayer ses actions.

    Mediapart dénonce l’absence de mesures de la part de LREM à l’encontre de Pierre Cabaré. Le média estime également que dans le cas de Stéphane Trompille, le parti majoritaire se retranche derrière la présomption d’innocence et attend les jugements des prud'hommes pour se positionner.

    Alors que Florent Boudié, vice-président du groupe LREM à l’Assemblée, rappelle au média «la totale détermination» de sa famille politique à lutter contre les violences sexuelles, une représentante du parti est gênée par la situation.

    «Je suis très emmerdée sur ces cas car bien sûr je ne veux pas être celle qui protège [un possible harceleur], dans un groupe qui le protégerait aussi», confie-t-elle.

    Quoi qu’il en soit, le média constate une sorte d’«immobilisme» au sein du mouvement face au cas de M.Trompille et cite un porte-parole du groupe:

    «Il n’est pas prévu que Stéphane Trompille soit reçu par le mouvement dans le cadre de cette affaire. Les instances du mouvement sont à la disposition de chacun de nos adhérents. Nous n’avons été sollicités par aucune des deux parties à ce stade».

    L’altercation de Trompille avec des Gilets jaunes

    Ce n’est pas la première fois que le député Stéphane Trompille fait parler de lui. En effet, il avait déjà attiré l'attention des internautes et de la presse quand le 1er décembre 2018, une vidéo a été mise en ligne montrant une altercation entre lui et des Gilets jaunes sur un barrage à Attignat, dans l'Ain. Il avait ensuite expliqué qu’avant les faits, il avait reçu plusieurs manifestants dans sa permanence «pour comprendre leur colère» et avait même bu une bière avec eux. Puis, en rentrant chez lui, il a décidé de «discuter» avec un autre groupe de manifestants. Il assure que l'un d'eux a alors proféré une menace à son encontre, lui faisant «perdre son sang-froid».

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    Tags:
    agressions sexuelles, harcèlement, Mediapart, La République en Marche! (LREM)
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