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    Kolett, Ladies Driver: les VTC par les femmes et pour les femmes

    © AFP 2019 / BERTRAND LANGLOIS
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    Sous le #UberCestOver sur Twitter, des centaines de femmes dénoncent les agressions sexuelles des chauffeurs Uber. La société se défend tant bien que mal, mais heureusement, des solutions existent: des VTC dédiées aux femmes.

    #UberCestOver. Il y a une semaine un nouvel hashtag a fait son apparition sur les réseaux sociaux. Depuis, de nombreuses femmes témoignent et dénoncent les agissements de leur chauffeur Uber. La société prône pourtant un retour chez soi en toute sécurité, une philosophie mise à mal par ces témoignages qui prouvent le contraire.

    Depuis, des applications sont remises sur le devant de la scène, comme Kolett pour l’Île-de-France ou Ladies Driver pour la région PACA (Provence Alpes Côte d’Azur). Des applications qui fonctionnent exactement comme Uber, à la seule différence que les VTC sont conduits par des femmes. Kolett se distingue un peu plus avec un service destiné uniquement aux passagères.

    Des voitures conduites par des femmes et pour les femmes, une nouveauté? Lors de son lancement en septembre 2018, Valérie Furcajg, fondatrice de Kolett, s’amusait de la notion de «concept» donnée à l’application par Cheek Magazine.

    «C’est comme si nous avions proposé un service révolutionnaire d’intelligence artificielle à bord. Mais on n’a pas inventé l’eau chaude!» — Valérie Furcajg pour Cheek Magazine.

    Aujourd’hui, Kolett compte plus de 150 conductrices et propose des trajets dans Paris, ainsi que dans certaines communes des Hauts-de-Seine (92). Et elle promet de s’étendre à d’autres villes très bientôt.

    ​Face à la polémique, Uber a souhaité répondre à travers un podcast qui vise à rassurer les utilisateurs: «la sécurité des utilisateurs de l’application Uber est une priorité absolue.» Une priorité absolue? Les témoignages des femmes victimes de chauffeurs Uber qui dénoncent aussi les réactions de la société permettent d’en douter: «le compte n’a pas été suspendu directement», «Uber m’a juste remboursé la course», «après mon signalement, je n’ai eu aucune réponse de la part de la société».

    Un nouveau scandale pour Uber, qui n’en est pas à son premier. En 2018, la chaîne de télévision américaine CNN publie une enquête dans laquelle les journalistes rapportent que sur ces quatre dernières années, près de 103 chauffeurs ont été poursuivis pour agression sexuelle, dont 31 ont été condamnés pour attouchement, séquestration arbitraire ou viol. En 2014, les autorités de New Delhi ont interdit l’application durant un mois et demi après le viol présumé d’une femme de 25 ans. La compagnie s’était voulue rassurante avec la création d’un bouton d’urgence en lien direct avec la police, une fonction disponible seulement en Inde.

    Uber, really over?

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