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Grève générale contre la réforme des retraites en France (170)
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La réforme des retraites qui prévoit de reculer l’âge du départ à la retraite a été jugée «brutale» par Ségolène Royal qui estime qu’elle va «une fois de plus pénaliser les femmes».

L'ancienne ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a déclaré ce 19 décembre sur France Info que les femmes seraient particulièrement touchées par la réforme des retraites.

«Le système actuel qui recule l’âge du départ à la retraite va une fois de plus pénaliser les femmes. Et les femmes n’ont aucune raison de faire confiance à ce gouvernement», a-t-elle indiqué.

Elle a fustigé notamment «la brutalité de cette réforme».

En outre, elle a critiqué le moyen par lequel la réforme avait été élaborée.

«Quatre hommes décident tout seuls […] Le Président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Économie et le ministre du Budget», s’est-elle indignée, constatant que cela soulevait des questions «démocratiques».

Ségolène Royal a été catégorique, affirmant que cette réforme devait être retirée.

«Et les Français qui veulent partir en vacances attendent devant leur poste de télévision pour savoir quel sera leur bon vouloir, qu’est-ce que Jupiter va nous dire […] Sur le plan du fonctionnement démocratique d’un pays, c’est extravagant», a-t-elle souligné.

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L’ancienne ministre a rappelé dans ce contexte que c’était les femmes retraitées qui se trouvaient à la source des manifestations des Gilets jaunes.

«Il n’y a aucune raison de croire le gouvernement. Parce que quand il est arrivé, qu’est-ce qu’il a fait le gouvernement ? Il a désindexé les retraites» pour satisfaire le patronat, a-t-elle poursuivi.

Cette démarche «a frappé très violemment les petites retraites, donc les femmes. Et du coup, ce sont elles qui se sont retrouvées sur les ronds-points parce qu’elles n’avaient plus de quoi manger à la fin du mois ni de quoi payer leur électricité», a-t-elle ajouté pour conclure.

La réforme

Toutefois, selon une annonce de l'Élysée faite le 18 décembre, Emmanuel Macron «n'abandonnera ni ne dénaturera» le projet de réforme du gouvernement. Le chef de l'État «est cependant disposé à l'améliorer par le truchement des discussions avec les syndicats et au sein des établissements clés que sont la SNCF et la RATP», a indiqué son entourage, cité par l'AFP.

Une grève interprofessionnelle a été lancée le 5 décembre en France contre la réforme des retraites qui concerne notamment des changements au niveau de l'âge légal de départ. Cette réforme concerne avant tout la RATP et la SNCF, mais également d’autres secteurs comme l’éducation nationale, la justice, la police, les hôpitaux et les stations-service.

Le gouvernement prévoit de reculer l'âge de départ à la retraite, avec un âge pivot établi à 64 ans à partir de 2027. Les salariés prenant leur retraite avant cet âge subiraient une décote, ceux partant plus tard percevraient au contraire un «bonus».

Dossier:
Grève générale contre la réforme des retraites en France (170)

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Ségolène Royal, réforme des retraites, France
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