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«Ils m'ont plaquée au sol face contre terre, m'ont menottée et m'ont donné des coups de pied au visage et dans le dos.» Une Française de 30 ans a dénoncé les violences policières qu’elle a subies lors d'une intervention sur la voie publique tandis qu’elle était en état d’ébriété.

Oriana, 30 ans, habitante de Boissy-Saint-Léger, affirme avoir été victime de violences policières le 16 décembre à Créteil (Val-de-Marne) et dénonce plusieurs policiers qui l’auraient tabassée lors d'une intervention sur la voie publique, relate Le Parisien.

«Je sortais d'une soirée avec une amie, il était environ 7h30 du matin quand on a eu un accrochage avec un camion, se souvient-elle. On est descendu pour faire un constat et comme on était alcoolisées, l'un des occupants du camion a appelé la police», raconte-t-elle au média.

​Un arrêt maladie

Les forces de l'ordre lui demandent de souffler dans le ballon, mais elle ne le fait pas correctement et provoque ainsi l’ire des policiers, selon elle. «Les policiers ont commencé à crier et à s'énerver contre moi. L'un d'eux m'a mis une balayette pour me faire tomber par terre. J'ai donné un coup de pied pour me défendre et là, ils m'ont plaquée au sol face contre terre, m'ont menottée et m'ont donné des coups de pied au visage et dans le dos.»

La femme dit avoir ensuite été traînée par les jambes jusqu'à la camionnette où elle a reçu un autre coup de pied avant de perdre le fil des événements.

«On ne voyait même plus ses yeux sous les bleus», ajoute pour sa part son amie jointe par téléphone par Le Parisien. Elle dit avoir essayé de s'interposer et avoir été frappée «dans les côtes», avant d'être menottée et placée dans un véhicule.

Transportée au commissariat, Oriana est placée en cellule de dégrisement où un autre officier vient lui faire passer un test d'alcoolémie. Il l'envoie aux urgences. La femme se voit prescrire sept jours d'ITT et un arrêt maladie jusqu'au 30 décembre. «J'ai deux points de suture derrière la tête, un bout de dent cassé et des bleus partout sur le corps», dit-elle.

L’IGPN saisie

Trois policiers portent ensuite plainte pour outrage à agent et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique. La femme est placée en garde à vue et comparaît dès le lendemain pour ces qualifications et conduite en état d’ivresse.

À sa sortie du tribunal, elle tente de déposer plainte dans deux commissariats différents, à Créteil et Boissy, mais les deux refusent de la prendre car elle concerne leurs collègues, indique-t-elle.

Elle s’adresse alors à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

«Déjà si nous intervenons, c'est que le conducteur avec qui elle a eu cet accident fait appel à nous. Il nous a expliqué qu'elle l'avait giflé à deux reprises. Ensuite, la jeune femme ivre a insulté tout le monde et a porté des coups à nos collègues à plusieurs reprises. Nous avons deux policiers blessés dans cette histoire. Il y a eu un usage de la force mais c'était uniquement pour maîtriser la jeune femme», a pour sa part expliqué un fonctionnaire de police.

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Tags:
Inspection générale de la police nationale (IGPN), Créteil, violences policières, police, France
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