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Après qu’une automobiliste, responsable d’un accident de la route à Créteil, a accusé les forces de l’ordre de l’avoir maltraitée, Le Point a recueilli des propos allant à l’encontre de sa version, ceux du principal témoin oculaire.

Les faits remontent au 16 décembre. Une Française de 30 ans avait dénoncé dans les pages du Parisien les violences policières qu’elle avait subies lors d'une intervention sur la voie publique. Alors qu'elle conduisait en état d'ivresse à Créteil, Oriana a enfoncé la portière d'un utilitaire. Descendus pour établir un constat, les victimes de cet accrochage, deux employés d'une société d'affichage, se sont heurtés au refus de la jeune femme. Qui plus est, la conductrice a fait marche arrière et a tenté de quitter les lieux.

«On l'a suivie […] Mon collègue, assis à mes côtés, alerte la police. Elle ne roule pas droit, manque de prendre le trottoir à plusieurs reprises et d'aller dans le décor. Quand elle s'arrête enfin, on lui demande à nouveau d'établir un constat. Elle s'y refuse», a raconté le témoin, Michel, dont le prénom a été modifié, a précisé Le Point.

Les deux hommes parviennent toutefois à prendre les clés de sa voiture en attendant l'arrivée de la police.

«Là, elle met une gifle à mon collègue qui en perd ses lunettes; quand il se baisse pour les ramasser, elle lui décoche un coup de pied tout près de l'œil, qui enfle quasi instantanément», a-t-il poursuivi, ajoutant que lui aussi avait reçu deux coups «au niveau de la tempe».

Finalement, l’amie d’Oriana propose enfin d'établir un constat.

Pas de «violences de la part des policiers»

C’est durant la rédaction de celui-ci que trois policiers arrivent sur les lieux. Quand l’un d’eux lui tend l'éthylotest, elle fait mine de ne pas pouvoir souffler.

«La scène se répète près d'une dizaine de fois, elle finit par insulter le policier. Elle se fait interpeller mais empêche son menottage. Elle met alors une violente gifle au policier. Alors qu'elle tente de lui en infliger une deuxième, il l'en empêche et la plaque au sol […] Son visage touche le sol», a-t-il poursuivi.

Ensuite, Oriana est portée jusqu'à la voiture de police, a relaté Michel.

«Elle n'a pas du tout été traînée au sol comme elle a pu le raconter. Ni moi, ni mon collègue n'avons vu de violences de la part des policiers. À aucun moment ils ne l'ont frappée », a-t-il insisté.

Tout comme les deux automobilistes, les policiers ont également déposé une plainte contre Oriana, pour «outrage» et «violences».

Plusieurs jours d’ITT

La jeune femme avait précédemment affirmé dans Le Parisien avoir été victime de violences policières et dénoncé plusieurs policiers qui l’auraient tabassée lors d'une intervention sur la voie publique.

Elle avait notamment affirmé que les policiers l’avaient plaquée au sol face contre terre et lui avaient donné des coups de pied au visage et dans le dos, avant d’être traînée par les jambes jusqu'à la camionnette où elle avait reçu un autre coup de pied avant de perdre le fil des évènements.

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Tags:
violences policières, France, police
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