France
URL courte
21405
S'abonner

France Inter a été traitée de «gauchiste sectaire» par Nadine Morano, réagissant sur Twitter à une interview de Beigbeder publiée dans Le Figaro. L’écrivain développe dans son dernier livre ses réflexions sur «l’omnipotence du rire sardonique», dénonçant la «dictature du sarcasme» chez de «nombreux fonctionnaires du rire» de l’audiovisuel français.

Un an après que Frédéric Beigbeder a été licencié de France Inter pour une chronique ratée du fait d’une nuit blanche, l’écrivain a livré sa réflexion sur le fonctionnement de l’audiovisuel français, y compris de la station de radio, dans un entretien accordé au Figaro. Nadine Morano a rebondi en s’en prenant également à Inter qui ne l’invite plus depuis 2015.

Totalitarisme du sarcasme

Selon le quotidien, Beigbeder développe l’idée d’une «dictature du sarcasme» dans son dernier roman, L’homme qui pleure de rire, système qui règne sur tout l’audiovisuel français, et pas seulement à France Inter. Critiquant cette approche de «se gausser pour oublier la décadence, le réchauffement, la crise, le chômage» au fil des pages de son ouvrage, l’écrivain «règle ses comptes» avec son ancien employeur, affirme Le Figaro.

Le chroniqueur du quotidien avance que «ces rires permanents ont quelque chose de fatigant à l’oreille» et d’«anesthésiant pour la pensée», dénonçant son «ras-le-bol des petits rires autosatisfaits de nombreux fonctionnaires du rire, qui glissent des leçons de morale dans leurs billets prévisibles de chansonniers politiques dignes du Don Camilo, bien à l’abri derrière l’institution et le prestige du service public».

«Meilleure chaîne de radio»

Cependant, derrière ces critiques, M.Beigbeder nie que l’objectif de son roman était de «balancer sur la matinale d’Inter». En outre, il considère cette station comme la «meilleure radio actuelle, la plus intelligente et la plus créative», mais avoue avoir souffert pendant ses trois ans là-bas de devoir intervenir par un billet d’humeur nécessitant de ricaner en permanence sur l’info, ce «qui ne mène nulle part».

Citant une publication du Parisien, l’écrivain a nié qu’il «flinguait» France Inter dans son roman, tout en manifestant son souhait de «lancer un débat sur l’omnipotence du rire sardonique».

Point de vue de Morano

L’entretien a été repris par Valeurs actuelles dont le tweet a été commenté par Nadine Morano qui se dit «blacklistée» de cette station de radio «gauchiste» depuis plusieurs années.

Pour rappel, l’eurodéputée LR l’avait traitée de «service public confisqué, dogmatique, militant» sur le plateau de Thierry Ardisson. Là, elle assure que France Inter est «une honte», et ajoute que cela lui «arrache les tripes de financer cette radio du service public gauchiste sectaire» qui, selon elle, «passe son temps à nous vomir dessus grâce à nos impôts».

Lire aussi:

Marine Le Pen dévoile le nom de son ministre de la Justice en cas de victoire en 2022
Un jeune homme tué à coups de couteau et de tesson de bouteille dans le métro de Lyon
Appelés pour des cris et des insultes provenant d’un appartement, les policiers découvrent une drôle de situation
Tags:
sarcasme, Valeurs actuelles, France Inter, Nadine Morano, Frédérick Beigbeder
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook