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Pendant vingt ans, «ça arrivait tous les week-ends, et pendant les camps, ce pouvait être quatre ou cinq enfants en une semaine»: l'ex-prêtre Bernard Preynat a reconnu le 14 janvier la fréquence continue des attouchements sexuels dont il est accusé.

Bernard Preynat, ancien prêtre du diocèse de Lyon, est jugé toute la semaine devant le tribunal correctionnel de Lyon pour agressions sexuelles sur mineurs. Au premier jour de son procès, il est revenu sur certaines de ses déclarations.

«Pour moi, à l'époque je ne commettais pas d'agressions sexuelles mais des caresses, des câlins. Je me trompais. Ce qui me l'a fait comprendre, ce sont les accusations des victimes», se défend l'ancien prêtre de 74 ans à son procès pour des agressions pédophiles commises entre 1971 et 1991, alors qu'il officiait comme vicaire-aumônier scout à Sainte-Foy-Lès-Lyon (Rhône).

Ses proies étaient âgées de 7 à 15 ans.

«Je savais bien que ces gestes étaient interdits (...) D'ailleurs c'était en cachette», admet-il. «Et cela m'apportait du plaisir sexuel forcément».

Bernard Preynat reconnaît «avoir toujours vécu dans la peur d'être dénoncé, ayant ce mal en moi». Il a ainsi suivi une thérapie dès les années 1960.

Face à lui, plusieurs victimes ont raconté leurs souffrances, les caresses sur le sexe, les cuisses, sous le short, les étreintes malsaines, les baisers sur la bouche... Et la façon dont il leur disait, à chacun: «tu es mon préféré».

À chaque témoignage, l'ex-prêtre demande «pardon» aux victimes, tout en minimisant les faits, indique l'AFP.

Preynat, réduit à l'état laïc au terme de son procès canonique l'été dernier, encourt jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

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Tags:
Lyon, Bernard Preynat, prêtre, pédophilie, France
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