«On peut mourir lors d'un contrôle»: un atelier pour apprendre à réagir aux «violences policières» à Saint-Denis

CC BY 2.0 / Mic / Police voiture Véhicule de police, photo d'illustration
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Se fixant pour objectif d’expliquer aux jeunes quel comportement adopter en cas de contrôle de police, un acteur du film Les Misérable a animé dimanche 19 janvier dernier un atelier à Saint-Denis.

«Soyez prudent. Aujourd'hui, on peut mourir lors d'un contrôle: regardez l'histoire d'Adama Traoré, de Cédric Chouviat. Dans chaque cas, le placage ventral leur a été fatal, et ils ne sont pas les seuls». Dimanche 19 janvier, en marge du meeting du candidat LFI Bally Bagayoko, un atelier a été animé à Saint-Denis. Animé par Almamy Kanouté, un des acteurs des Misérables de Ladj Ly, il avait pour objectif d’expliquer aux jeunes quelle attitude adopter en cas de violences policières, relate Le Parisien.

Comment donc se comporter en cas de dérapage? «Garder son calme, ne pas répondre à la provocation et aux insultes des fonctionnaires, bien connaître ses droits, demander le motif, […] avoir le réflexe de filmer», conseille celui qui a interprété le rôle du propriétaire d’un fast-food, Salah.

Il conseille en outre de porter plainte.

Vers des ateliers avec des professeurs d’arts martiaux?

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D’après Le Parisien, Almamy Kanouté voudrait mettre en place des ateliers de prévention auxquels participeraient des professeurs d’art martiaux pour «apprendre à ne pas résister lors d'une interpellation musclée».

Et d’expliquer qu’il n’a pas pour objectif de «faire le procès de l’institution», mais de certains policiers «qui se comportent comme des cow-boys dans les quartiers».

Mort de Cédric Chouviat

Cédric Chouviat, ce livreur à scooter de 42 ans, a été interpellé le 3 janvier, sur le quai Branly, sous prétexte qu’il était en train de téléphoner. Selon une source policière, son comportement était «irrespectueux et agressif» envers les forces de l’ordre, c’est pourquoi elles ont procédé à un plaquage ventral qui a entraîné «un malaise cardiaque».

Deux jours après les faits, l’homme est décédé. L’autopsie a permis d’établir qu’il avait été victime d'une asphyxie «avec fracture du larynx».

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