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L'enquête sur la cellule islamiste démantelée lundi dans le Finistère pour avoir préparé un projet d'attentat en France se concentre sur le profil des suspects, dont un homme de nationalité syrienne et un commerçant déjà condamné pour «apologie du terrorisme».

Sept suspects âgés de 16 à 38 ans ont été interpellés à Brest et dans plusieurs communes environnantes. Leur garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

Selon une source proche de l'enquête, ouverte en 2019 pour «association de malfaiteurs à visée terroriste criminelle», ils sont soupçonnés d'avoir préparé un projet d'«action violente» sur le territoire français et un départ vers la zone irako-syrienne.

«Il n'y avait pas de risque immédiat de passage à l'acte mais il était néanmoins temps d'intervenir», a confié cette source à l'AFP.

D'après Europe 1, aucune arme ni aucun explosif n'a été retrouvé lors des perquisitions menées lundi par les enquêteurs.

Un réfugié parmi les suspects 

Parmi les sept personnes en garde à vue figure un homme de nationalité syrienne, âgé de 34 ans, selon la source proche de l'enquête. D'après une source proche du dossier, ce mis en cause bénéficierait d'un statut de réfugié.

Son rôle et sa place auprès des six autres suspects concentrent l'intérêt des enquêteurs.

Parmi les autres protagonistes, se trouve un lycéen de 16 ans, fils d'un commerçant brestois, mais aussi plusieurs personnes fichées «S» faisant l'objet d'un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, dont un homme déjà condamné pour «apologie du terrorisme».

Un condamné pour «apologie du terrorisme»

Cet homme d'une trentaine d'années, qui tient un commerce halal à Brest, avait été interpellé le 14 novembre 2015 après avoir mimé un tir à l'arme automatique au passage d'une patrouille de police, au lendemain des attentats de Paris et du Stade de France, selon une source proche de l'enquête.

A la suite de cette interpellation, 15.000 euros en liquide avaient été découverts à son domicile, ainsi que des images de propagande islamiste, stockées sur une clé USB, selon le Télégramme. Cette affaire lui a valu une condamnation à trois ans de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Brest.

Ce commerçant brestois est par ailleurs soupçonné d'avoir voulu se rendre en Syrie en septembre 2014, en compagnie de son épouse -décrite par les autorités comme radicalisée et portant le voile intégral- et de leurs deux enfants, tous deux mineurs.

Contrôlé à la frontière serbo-bulgare le 24 septembre 2014, sur un itinéraire fréquemment emprunté par les candidats au jihad, il avait indiqué vouloir se rendre en Turquie. Il avait finalement regagné le territoire français le lendemain.

Ces différents éléments avaient conduit le ministère de l'Intérieur à l'assigner à résidence en mai 2016, en évoquant «une menace pour l'ordre et la sécurité publics», selon une décision du tribunal administratif de Rennes consultée par l'AFP.

La France vit sous une menace terroriste constante depuis le début, en 2015, d'une vague d'attentats jihadistes qui a fait au total 255 morts. Une soixantaine d'attentats ont été déjoués depuis 2013, selon les autorités.

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Finistère, France, Brest (France)
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