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L'affaire Mila (21)
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Les propos contre l'islam d'une lycéenne de Nord-Isère ne constituent pas une provocation à la haine, a annoncé jeudi 30 janvier le parquet de Vienne, qui classe donc sans suite cette enquête mais poursuit les investigations pour trouver les auteurs de menaces de mort à l'encontre de la jeune fille.

Le parquet de Vienne (Isère) a annoncé ce 30 janvier qu’il classait sans suite l’enquête pour «provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée » ouverte contre Mila, une jeune lycéenne qui avait critiqué l’Islam dans une vidéo sur le réseau social Instagram, en story.

«L'enquête a démontré que les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d'exprimer une opinion personnelle à l'égard d'une religion, sans volonté d'exhorter à la haine ou à la violence contre des individus à raison de leur origine ou de leur appartenance à cette communauté de croyance», a expliqué le procureur de la République Jérôme Bourrier.

«Les investigations conduites aux fins d'exploitation des propos diffusés, d'analyse de leur dimension contextuelle, de la personnalité de leur auteure et des finalités poursuivies, n'ont révélé aucun élément de nature à caractériser une infraction pénale», a aussi écrit M. Bourrier.

En revanche, la seconde enquête «ouverte du chef de menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement et usage de l'identité ou de données d'identification d'autrui en vue de porter atteinte à la tranquillité et à l'honneur» est toujours en cours.

Les investigations confiées à la gendarmerie nationale et à ses spécialités en matière de lutte contre la cybercriminalité visent à «identifier et poursuivre les auteurs» des menaces.

Harcelée pour avoir critiqué l'islam

Mila est une adolescente de 16 ans. Après avoir été insultée par plusieurs individus se réclamant de l'islam, elle a publié une vidéo où elle a affirmé notamment: «Je déteste la religion, (...) le coran il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam c'est de la merde, c'est ce que je pense. (...) Votre religion, c'est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du c ⃰l, merci, au revoir».

Ces propos ont déclenché une vague d'injures sexistes, racistes et homophobes ainsi que de nombreuses menaces de mort.

​Mila a par la suite présenté ses excuses sur Twitter, annonçant qu'elle ne voulait «offenser personne» et qu'elle avait «parlé trop vite», «l'erreur» étant «humaine».

Dossier:
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parquet, critiques, islam, France
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