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Alexandre Djouhri, cet homme d'affaires réfugié à Londres au printemps 2018 et protagoniste clé de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Sarkozy, a été remis aux autorités judiciaires françaises à son arrivée à Roissy ce 30 janvier.

Alexandre Djouhri, protagoniste clé de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a été remis aux autorités judiciaires françaises à son arrivée jeudi 30 janvier au soir à l'aéroport de Roissy, a appris l’AFP de sources judiciaire et aéroportuaire.

L'homme d'affaires de 60 ans, dont la justice britannique a ordonné la remise à la France, se trouvait jeudi 30 janvier au soir dans les locaux de la police aux frontières de l'aéroport parisien et devrait être présenté aux magistrats du pôle financier du tribunal de Paris dans les prochaines 24 heures, précise l'agence.

L'homme d'affaires franco-algérien avait été arrêté en janvier 2018 à l'aéroport de Londres en vertu de mandats d'arrêt européens émis par la justice française, notamment pour «détournements de fonds publics» et «corruption».

Hospitalisé après une série d'accidents cardiaques, il avait été assigné à résidence dans la capitale britannique, après avoir payé 1,13 million d'euros de caution.

Après deux ans de bataille judiciaire, une cour britannique a confirmé le 22 janvier la décision, rendue en février 2019 par le tribunal de Westminster, de le remettre aux magistrats anticorruption français.

Alexandre Djouhri est très attendu par les magistrats français qui souhaitent le mettre en examen, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l'impliquant dans l'affaire libyenne.

Le nom de ce proche de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, puis de Claude Guéant, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, est notamment apparu dans l'enquête pour la vente en 2009 d'une villa située à Mougins, sur la Côte-d'Azur, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh, ancien dignitaire du régime de Khadafi, précise l’AFP.

Il est soupçonné d'en avoir été, derrière plusieurs prête-noms, le véritable propriétaire et de l'avoir cédée à un prix surévalué, permettant de dissimuler d'éventuels versements occultes du pouvoir.

«C'est l'imaginaire et la machination, j'ai jamais eu de villa en prête-nom et j'ai jamais vendu de villa à Bachir Saleh», s'était-il défendu en mars dernier sur LCI.

Lors d'une perquisition à son domicile à Genève en mars 2015, la découverte d'un RIB au nom de M.Guéant avait aussi intrigué les magistrats.

Ceux-ci soupçonnent le bras droit de Nicolas Sarkozy d'avoir reçu 500.000 euros pour rétribuer diverses interventions en faveur de M.Djouhri, notamment auprès d'EADS (devenu Airbus group) à qui l'homme d'affaires aurait réclamé plusieurs millions d'euros de commission pour une vente d'avions à la Libye.

Claude Guéant a toujours soutenu que cette somme était le fruit de la vente de deux tableaux de peinture flamande.

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