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Après la mort d’un jeune braqueur tué par la police lors d’une course-poursuite, la tension est montée dans certaines citées de Marseille. Environ 60 personnes s’en sont prises le 15 février à l’hôtel de police du 2e arrondissement. Les fonctionnaires ont eu besoin de renforts pour ramener le calme.

Une soixantaine d’individus hostiles se sont rassemblés le 15 février devant un hôtel de police de Marseille pour prendre d’assaut le bâtiment, rapporte La Provence.

Les faits se sont déroulés rue de l’Evêché (2e arrondissement) peu avant 20h. Arrivés devant le bâtiment, ce groupe aurait jeté des pétards en direction des policiers en scandant: «Assassins!».

Selon le quotidien régional, ces actes avaient pour but de réclamer la libération d’au moins deux braqueurs du Lidl, qui y sont placés en garde à vue depuis le vendredi 14 février.

Vu le nombre de personnes, estimées à une soixantaine, la police a dû recourir à des renforts. Ainsi, des équipages de la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) et de la Brigade anticriminalité (Bac) ont été immédiatement mobilisés pour sécuriser les lieux. Les individus hostiles ont finalement été repoussée sans heurts, précise La Provence.

Une association d’habitants dément les faits

Le Collectif des habitants de la maison Blanche, la cité d’où était originaire le jeune homme tué, a réfuté ces informations sur Facebook en assurant que la protestation visait à libérer un passant que les policiers avaient interpellé car il connaissait la victime.

Un braqueur tué par un policier

Cet événement a fait suite à la mort d’un jeune homme de 19 ans, tué le 14 février lors d’une intervention policière.

Les policiers de la Brigade anticriminalité ont pris en chasse quatre braqueurs qui avaient attaqué à main armée un Lidl de Marseille. Lors de la course-poursuite, l’un des agents a mortellement blessé un malfaiteur alors qu’il avait mis en joue les fonctionnaires, selon la préfecture de police de Marseille.

Les habitants de la cité ont mis en doute la version de la préfecture. Ils se réfèrent aux témoins qui affirmaient «qu’il [la victime, ndlr] n’a pas levé l’arme sur [les policiers, ndlr] et qu’ils lui ont tiré dessus et l’ont frappé au sol, malgré [ses, ndlr] blessures, avec des phrases du style "on t’a eu"».

Suite à ce drame, une enquête judiciaire «sur les conditions d’usage des armes» a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale, a indiqué 20 Minutes en se référant à la nouvelle procureure de Marseille, Dominique Laurens.

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Tags:
violences, police, braquage, Marseille
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