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Plusieurs cas de mutinerie ont été observés en France depuis la suspension des parloirs dans le cadre des mesures de confinement. Après Grasse et Perpignan mardi, ce ne sont pas moins de neuf prisons qui ont été concernées par des actes de rébellion de la part des détenus. L’administration pénitentiaire a promis une réponse «ferme».

Depuis mardi 17 mars et l’annonce de la suspension des parloirs, une mesure visant à limiter la propagation du coronavirus, de nombreux détenus ont déclenché des mutineries dans plusieurs prisons françaises. Certains ont refusé de réintégrer leur cellule, tandis que d’autres se sont attaqués aux surveillants, ont causé des dégradations ou ont tenté de s’échapper.

À Béziers, plusieurs dizaines de prisonniers ont refusé de regagner leur cellule après une promenade, et la situation a dégénéré. Certains sont parvenus à découper les grillages de la cour et ont pénétré dans des zones interdites, a relaté Actu pénitentiaire. Un détenu a filmé la scène à l’aide de son smartphone.

Dépassés, les surveillants ont fait appel à l’Équipe régionale d’intervention et de sécurité (Eris) pour régler la situation.

Le 22 mars, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a annoncé des réponses «fermes» contre les détenus qui participent à ces mouvements de protestation, incités par des appels sur les réseaux sociaux. Rien que samedi, neuf gardes à vue ont été comptabilisées concernant les meneurs de ces rébellions.

Blocage à Draguignan

Samedi également, à la prison de Draguignan, dans le Var, environ 40 détenus ont bloqué l’accès à une promenade pour exprimer leur mécontentement face à la suspension des parloirs. Ils ont ensuite commencé à causer des dégâts matériels sur les grillages et les caméras de surveillance. Là aussi, il a fallu une intervention de l’Eris, et la situation est revenue à la normale dans la soirée.

D’autres cas ont été recensés dans au moins neuf établissements pénitentiaires, notamment à Lille, Marseille, Roanne, Nanterre et au Mans, a précisé Actu pénitentiaire.

La téléphonie pour compenser les parloirs

Face aux premiers cas de mutinerie, la ministre de la Justice, Nicolle Belloubet, a annoncé mercredi 18 mars que la suspension des parloirs serait compensée par un assouplissement des règles concernant les coups de téléphones autorisés. Elle a indiqué que des téléphones fixes seraient mis en place dans les cellules.

Le coronavirus touche les prisons

Concernant le Covid-19, elle a annoncé que 100.000 masques seraient distribués dans les prisons. Toujours selon Actu pénitentiaire, plusieurs cas de Covid-19 s’y sont déclarés, trois notamment à Fresnes (Val-de-Marne) et un surveillant au centre pénitentiaire de Valence (Drôme). Le 15 mars, le syndicat FO Pénitentiaire a exprimé son inquiétude concernant le manque voire l’absence de mesures de sécurité en cette période d’épidémie.

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Nicole Belloubet, confinement, Covid-19, révolte, détenus, mutinerie, France, prison
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