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Si le confinement devrait être allégé à partir du 11 mai prochain, des élus locaux s’inquiètent que les plages ne soient pas accessibles après cette date. Sputnik s’est entretenu avec Guillaume Barucq, adjoint au maire de Biarritz, médecin et auteur d’ouvrage sur les bienfaits des océans, qui milite pour les rouvrir le plus tôt possible.

Après le début de cette cinquième semaine de confinement, les amoureux de la plage se languissent de pouvoir à nouveau se baigner. Certains Français bravent déjà les interdits en allant piquer une tête ou surfer, au risque d’être verbalisés. Alors qu’Emmanuel Macron a indiqué que le confinement était prolongé au moins jusqu’au 11 mai prochain, des élus locaux travaillent déjà sur le «jour d’après». C’est le cas de Guillaume Barucq, adjoint au maire de Biarritz, qui a lancé une réflexion sur les solutions qui permettrait une réouverture des plages le plus rapidement possible.

Interrogé par Sputnik, l’adjoint au maire de Biarritz, qui est également médecin et auteur des ouvrages Surf Thérapie (Éd. Surf prévention, 2014) et Detoxseafication (Éd. Surf prévention, 2018), rappelle qu’«une des premières préoccupations pour la ville de Biarritz, c’est bien entendu l’océan».

«La situation sur la côte basque est calme. On n’a quasiment plus de cas de Covid-19 dans les cabinets médicaux. Nous allons donc attendre patiemment, par solidarité nationale, ces quatre semaines pour retrouver la liberté. Néanmoins, il paraîtrait anormal qu’au bout de ces quatre semaines que nous ne puissions pas réaccéder aux espaces naturels.»

 

Comme l’explique Guillaume Barucq, cette réouverture des plages rime avec responsabilité. Pour le médecin, il faut à tout prix éviter les rassemblements sur les plages. «Il faut dire aux gens que cet été vous irez à la plage mais ce n’est pas pour vous retrouver les uns contre les autres sur des serviettes, mais suffisamment espacés pour aller se baigner sur une courte durée.»

«Si on se retrouve comme en Australie avec des plages bondées, forcément cela va donner une mauvaise image et on va nous fermer les plages dans la foulée donc il faut être responsable.»

​Une situation qui a d’ailleurs poussé les autorités australiennes à intervenir pour empêcher l’accès à la plage de Bondi le 21 mars dernier. Le ministre de la police et des services d’urgence de Nouvelle-Galles-du-Sud David Elliott avait alors déclaré à la presse que «c'était le comportement le plus irresponsable de la part d'individus dont nous ayons été témoins jusqu'ici.»

Respect des règles sanitaires

Bien conscient des dérives potentielles, l’adjoint au maire souhaite donc contrôler l’afflux de touristes. Pour ce faire, il propose de commencer à autoriser l’accès aux plages aux populations locales. Puis, d’accueillir petit à petit les estivants dans «des conditions maximales de sécurité». Or, cette situation inédite pourrait également permettre de réfléchir à la mise en place d’un tourisme écoresponsable «pour consommer la plage différemment.»

Si en pleine période de confinement, l’idée d’aller se baigner fait rêver, il y a-t-il des risques d’être contaminé par l’eau de mer? Le médecin est clair: «jamais le virus qui déclenche le Covid-19 n’a été détecté dans l’eau ou dans l’air marin, ni aucun coronavirus d’ailleurs. Il n’y a pas de risque de contamination par le milieu marin».

«Il ne faut pas entrer non plus dans des psychoses, le milieu marin est un milieu vivant où vous avez des milliards de microbes par litre d’eau et c’est aussi ça qui stimule notre immunité.»

Booster son système immunitaire grâce à la mer

D’ailleurs, Guillaume Barucq considère que «pour lutter efficacement contre le Covid-19, la première étape est de rebooster nos systèmes immunitaires avec des éléments naturels internationalement reconnus».

«À l’époque, les premiers touristes qui sont venus sur la côte, ce sont des personnes des grandes villes qui venaient soigner leurs maladies comme la tuberculose, qui est une grave maladie respiratoire. On avait compris que ce climat était bénéfique pour stimuler ces défenses mais aussi pour récupérer de ce genre d’infection. Aujourd’hui, il faudrait se souvenir de tout cela.»

Et de poursuivre,

«La plus mauvaise chose serait de laisser les plages fermées en été. Ça serait du jamais vu dans l’Histoire de l’humanité et surtout ce serait contre-productif encore une fois au niveau de la santé publique […]. Si vous êtes carencés de soleil pendant l’été, vos défenses immunitaires seront plus basses à la rentrée et si on a une nouvelle vague à la rentrée, vous serez plus fragiles», conclut Guillaume Barucq.

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