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Le professeur Raoult est revenu sur son départ du conseil scientifique du Président dans un entretien accordé à Paris Match. Il continue par ailleurs à défendre l’usage de l’hydroxychloroquine dans le traitement contre le Covid-19, malgré des alertes sur ses effets secondaires.

Au cours d’une interview publiée le 30 avril dans Paris Match, le professeur Raoult s’est exprimé sur les raisons l’ayant poussé à quitter le conseil scientifique chargé de guider Emmanuel Macron dans ses choix politiques sur la crise du coronavirus.

«On ne peut pas mener une guerre avec des gens consensuels. Le consensus, c’est Pétain. Insupportable», s’est-il plaint auprès du magazine.

«Ces personnes ne savaient pas de quoi elles parlaient! Et chacun poussait ses billes en avant. Il fallait faire plaisir, représenter l’Institut Pasteur, l’Inserm, etc. Il n’y a rien de fiable scientifiquement là-dedans», a-t-il ajouté.

Et de rappeler qu’en créant son infectiopôle (l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille), il était déjà «préparé et organisé» face à l’épidémie. Après le SRAS en 2003, le professeur avait prévenu des risques d’une telle vague en France et de la non-préparation du gouvernement face à celle-ci. «Ici, en vingt ans, ils n’ont rien appris. Résultat, personne ne sait tester le coronavirus», a-t-il déploré.

La chloroquine toujours fiable

Si Didier Raoult défend l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19, ses études ont été souvent critiquées par la communauté scientifique. Jeudi 23 avril, l’Agence européenne des médicaments a averti de ses effets secondaires dangereux, tandis qu’une étude américaine a mis en doute l’efficacité même du traitement.

«L’hydroxychloroquine est le traitement de référence pour les pneumopathies», a assuré l’infectiologue, précisant qu’une étude démontrant sa fiabilité serait bientôt publiée. «Ce traitement est bête comme chou, c’est pour ça qu’il irrite».

Enfin, le Pr Raoult a affirmé qu’il ne travaillait pas sur un vaccin, un «défi idiot», «pour une maladie qui n’est pas immunisante». Il estime d’ailleurs que l’utilisation massive d’un vaccin pour l’éradiquer est «proche de zéro».

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Tags:
traitement, vaccin, effets secondaires, Covid-19, chloroquine (chloroquinine), critiques, Didier Raoult
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