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En déplacement dans une école de Poissy, Emmanuel Macron s’est exprimé sur le déconfinement et la crise provoquée par l’épidémie. Il a notamment mentionné la rentrée scolaire, la limitation des grands déplacements et annoncé que les décisions définitives seraient prises jeudi sur la base des dernières données épidémiologiques.

Accompagné par le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, Emmanuel Macron a visité mardi 5 mai une école de Poissy, dans les Yvelines, pour discuter avec des maires et tenter de les rassurer sur une rentrée très contestée après le 11 mai.

À l'issue de sa visite, le Président a donné une courte interview à la télévision dans le souci de répondre aux critiques croissantes concernant les modalités de rentrée.

À la question de savoir s’il craignait l’écroulement économique le Président a répondu: «Non, je n'ai pas ces grands mots, je mesure avec vous le choc massif économique».

Et de rappeler que la France était le pays qui avait sans doute le dispositif de chômage partiel le plus généreux au monde. Admettant que le choc économique et social était là, il a souligné qu’«au moins on a pu investir au bon endroit, on a pu accompagner nos indépendants, nos artisans, nos agriculteurs»

ll a souligné que dans les semaines à venir la France devait «bâtir les solutions».

«Pour cette phase, les 3 semaines qui arrivent, ce n'est pas un retour à la vie normale. L’épidémie est là, on la maîtrise mieux, nous prendrons les décisions jeudi sur la base des dernières données épidémiologiques, des avis scientifiques et surtout de l’organisation. Je tiendrai un conseil de défense et c’est là-dessus que toutes les précisions seront données», a-t-il déclaré.

Retour à l'école progressif

Quant à la rentrée scolaire, Emmanuel Macron a détaillé son souhait d'un retour à l'école progressif à partir du début du déconfinement le 11 mai, affirmant qu'il préférait «une bonne rentrée plutôt qu'une rentrée en nombre».

Ainsi, la semaine prochaine, «le 11, dans la plupart des écoles, ce sera une journée de pré-rentrée [...] pour s'organiser entre soi». Puis «le 12, ou le 14 -il faut laisser sur le terrain les choix, peut-être chez certains un peu plus tard- on va accueillir progressivement les enfants», a expliqué le chef de l'État.

Mais «on ne dira jamais à un enseignant pour qui les conditions ne sont pas remplies: "Vous devez allez travailler"», a-t-il promis.

Limiter les grands déplacements

Emmanuel Macron a également annoncé une limitation des déplacements à l'étranger pendant les vacances d'été, y compris peut-être dans les pays de l'Union européenne.

«Il est trop tôt pour vous dire si on pourra avoir des vacances. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on va limiter les grands déplacements internationaux même pendant les vacances d'été. On restera entre Européens, peut-être en fonction de l'évolution de l'épidémie, il faudra même réduire un peu plus, mais c'est trop tôt pour le dire. On le saura début juin», a-t-il indiqué.

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Tags:
déconfinement, France, Emmanuel Macron
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