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Selon Le Monde qui se réfère à l’entourage du Président, le concept de «majorité de projet», déjà évoqué lors de la campagne de 2017, doit permettre à Emmanuel Macron de rebondir après la crise du Covid-19 et de se propulser vers la prochaine élection en 2022.

Maintenant que le déconfinement est officiellement entré en vigueur, la question des élections de 2022 ressurgit peu à peu. Bien que, selon un proche d’Emmanuel Macron, il soit «trop tôt pour parler du monde d’après», le parti présidentiel commence à esquisser l’agenda politique d’«après-crise». Selon Le Monde, l’«acte III» du quinquennat, qui doit permettre à Emmanuel Macron de se projeter vers la prochaine élection présidentielle, est donc déjà en cours de préparation.

Comme le révèle le journal, parmi les multiples options disposées sur la table figure un concept de «majorité de projet», déjà évoqué en 2017. Il s’agit du «rassemblement d’élus issus de différents horizons mais capables de s’entendre sur un projet qui dépasse les clivages traditionnels».

L’idée déjà évoquée

Le député européen La République en marche (LREM) et ancien conseiller politique du chef de l’État Stéphane Séjourné avait déjà mentionné l’idée de «majorité de projet» dans un entretien au Point fin avril.

«Nous allons devoir créer une nouvelle majorité de projet: la majorité de l’après-crise. C’est une refondation. Cela doit être d’abord une méthode qui rassemble. C’est ce que le candidat Macron avait fait pendant l’élection présidentielle: rassembler en dépassant les clivages politiques», a-t-il expliqué.

«La crise du coronavirus nous oblige à rebattre les cartes comme le Président avait su le faire lors de sa campagne», indique également un proche de l’Élysée, cité par Le Monde.

Le journal indique que pour y parvenir, la majorité se dit prête à mettre sur la table un certain nombre de propositions, que ce soit l’idée de «réarmer» le système de santé ou de lancer «un grand plan dépendance». «Certains verraient bien l’écologie devenir la ligne directrice de l’action gouvernementale, quand d’autres voudraient faire de la souveraineté, notamment industrielle, le nouveau mantra».

«Les choses ne sont pas décantées»

Comme l’expliquent des stratèges, il n’est pas question de composer un nouveau gouvernement sans analyser les conséquences de la crise. «Les rumeurs autour de l’arrivée d’untel ou d’untel au gouvernement n’ont aucun sens, les choses ne sont pas décantées», abonde un proche d’Emmanuel Macron, cité par le Monde.

En outre, il n’est d’ailleurs pas certain que cette idée de «majorité de projet» soit encore désirée par l’opinion.

«Dans nos études, 64% des Français se disent favorables à une union nationale, ce qui n’a rien d’un plébiscite, et seulement 51% pensent que cela pourrait être efficace. L’idée d’une majorité de projet n’a pas beaucoup de résonance aujourd’hui. Les clivages n’ont au contraire jamais été aussi forts», explique au journal Bernard Sananès, président de l’institut Elabe.

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Tags:
Covid-19, campagne présidentielle, élection présidentielle, Emmanuel Macron, France
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