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Organisée avec 40 sénateurs défendant les droits de la femme, une audition en visioconférence a été écourtée de moitié par Marlène Schiappa, car elle devait garder ses enfants, a déclaré la présidente de la délégation à Public Sénat. Une attitude «inadmissible». La ministre juge la polémique «navrante».

Le comportement «inadmissible» de Marlène Schiappa envers la délégation aux droits des femmes du Sénat a été fustigé par sa présidente, Annick Billon, dans un entretien accordé à Public Sénat.

Une audition écourtée

Selon ses dires, 40 sénateurs, dont certains d’Outre-mer, se sont organisés pour participer à cette audition en visioconférence et ainsi discuter de nombreux sujets, dont les violences familiales, l’IGV et la prostitution. La réunion virtuelle avait été initialement annulée par la ministre pour ensuite être décalée.

«On avait demandé deux heures, elle nous a accordé une heure et demie, elle est arrivée avec dix minutes de retard en nous annonçant qu’elle resterait seulement une heure.»

Des changements justifiés par Mme Schiappa par le fait qu’elle «devait s’occuper de ses enfants», poursuit Annick Billon qui a également commenté l'audition sur son compte Facebook.

La délégation avait préparé des questions, dont seule la moitié a pu être posée en raison de la réduction du temps de la réunion. Un changement de programme «inadmissible» «vis-à vis de mes collègues qui prennent la chose au sérieux et qui se retrouvent avec quelqu’un qui a 40 minutes top chrono pour nous parler», fustige la présidente.

Débat «navrant»

Contacté par Public Sénat, le cabinet de la ministre a indiqué qu’elle avait passé 1h20 avec la délégation. Marlène Schiappa affirme qu’elle a été contrainte de garder non seulement ses enfants, «mais aussi plusieurs de leurs petites camarades dont l’une que je devais ramener à sa maman sortant de l’hôpital». Et de conclure: «Polémiquer là-dessus est navrant».

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Tags:
violences conjugales, violences, droits des femmes, sénateur, Marlène Schiappa
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