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Une partie des stocks d’écouvillons livrés à la France pour les dépistages ne sont pas ceux commandés. Au lieu d’être utilisables dans le nez, il s’agit d’écouvillons pour des prélèvements dans la gorge, relate Europe 1.

La France a commandé un million d’écouvillons non adaptés pour pratiquer les tests de dépistage du Covid-19, rapporte Europe 1 confirmant les informations diffusées auparavant par France Info.

Selon le Premier ministre Édouard Philippe, le gouvernement a pour objectif de réaliser 700.000 tests par semaine. Or, l’important stock d’écouvillons non adaptés risque de causer «un peu de retard à l’allumage», souligne Europe 1.

Les écouvillons sont des longs cotons-tiges qu’il faut enfoncer dans le nez d’un patient pour voir s’il est infecté. Le gouvernement français a commandé à la société chinoise MGI 20 robots capables d’analyser 2.000 tests par jour, ainsi que des écouvillons, dont une partie «ne sont tout simplement pas les bons», explique la radio. Au lieu d’être utilisables dans le nez, il s’agit d’écouvillons pour des prélèvements dans la gorge.

Risque de faux négatifs

Selon Europe 1, les livraisons de ces écouvillons aux CHU qui détiennent les robots chinois ont été temporairement suspendues. On ignore pour le moment s’il y a eu un problème dans la commande ou si la société chinoise n’a pas livré le bon matériel.

Les experts contactés par la radio estiment qu’il est peu probable que les prélèvements dans la gorge servent à quelque chose, car ils n’ont pas la même sensibilité. «On pourrait se retrouver avec de nombreux tests faux négatifs», précise un biologiste interrogé par Europe 1.

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Tags:
Covid-19, Chine, France, Édouard Philippe
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