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Alors que la défiance contre le pouvoir grossit pendant la crise du Covid-19, l’hypothèse d’une candidature populiste hors parti pour l’élection présidentielle de 2022 inquiète l’Élysée, rapporte Le Monde.

Emmanuel Macron, dont la cote popularité baisse, est inquiet de l’émergence d’un rival populiste en dehors des partis traditionnels en vue de 2022, relate Le Monde.

«Ça fout la trouille», a avoué un conseiller de l’exécutif.

Selon lui, il y a plusieurs personnalités redoutées par le Président de République.

«Un Zemmour, un Raoult, un Hanouna, pourquoi pas une Elise Lucet, qui incarnent chacun à leur manière cette rupture entre le peuple et les élites, peuvent faire irruption dans le jeu et tenter de poursuivre la vague de dégagisme de 2017», révèle un poids lourd du gouvernement cité par le journal.

Une autre source signale que M.Macron redoute qu’un François Ruffin, par exemple, «fasse la passerelle entre extrême gauche et extrême droite».

Faire perdre le pouvoir d’attraction des antisystèmes

Les craintes présidentielles expliqueraient l’attention particulière portée à des figures populaires qui se posent en défenseur du peuple contre les élites.

Ainsi, il y a quelques jours, le chef de l’État a appelé Jean-Marie Bigard par l’intermédiaire de Patrick Sébastien.

Début avril, il a rendu visite à Didier Raoult qu’il a qualifié de «grand scientifique».

Le 1er mai, il a appelé Éric Zemmour qui a été agressé dans la rue.

Le Président de la République préfère «traiter» avec ces figures plutôt que de les ignorer, et montrer qu’il considère ce qu’elles représentent.

Il espère que cette stratégie contribuera à leur faire perdre une partie de leur pouvoir d’attraction auprès des «antisystèmes», résume Le Monde.

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Tags:
rival, élection présidentielle, Emmanuel Macron
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