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Alors que la première manifestation depuis le déconfinement se déroule ce samedi 30 mai à Paris en soutien aux migrants, des tensions et des tirs de gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser la foule ont été constatés par les journalistes présents sur place. La manifestation avait été interdite par les autorités.

Des tirs de gaz lacrymogènes ont été constatés à Paris lors d’une manifestation en soutien aux migrants qui se déroule ce samedi 30 mai malgré l’interdiction de la mairie de la capitale française.

​Selon les informations relayées par les journalistes sur Twitter, afin de disperser certains groupes de manifestants au départ du cortège, les forces de l’ordre sont intervenues.

Par la suite, un autre journaliste a fait savoir sur les réseaux sociaux que des tensions étaient en cours place de la République où est arrivé le cortège.

Place de la République, du gaz lacrymogène a été utilisé contre les manifestants, précisent les journalistes qui se trouvent sur les lieux.

À en juger par des images diffusées depuis les lieux, la manifestation a réuni des centaines de personnes. Pratiquement toutes portent des masques.

D’ailleurs, la Marche des solidarités avait prévenu que le rassemblement se tiendrait «dans le respect strict des mesures sanitaires».

La préfecture de police de Paris a écrit à son tour sur Twitter que les forces de l’ordre se sont dirigées vers la place de la République pour procéder à une dispersion des manifestants, tout en rappelant qu’ils agissent dans le cadre d’une manifestation interdite.

Avant, il a été indiqué que «les forces de l’ordre interviennent pour disperser les attroupements à Opéra et à Voltaire, qui se constituent en dépit de l’interdiction de rassemblement».

Une marche solidaire interdite

Cette marche solidaire a été organisée par plusieurs organisations d’aide aux migrants. Un appel lancé a été signé par 210 collectifs, syndicats et associations, ainsi que par des Gilets jaunes, selon la presse française.

Relayé sur Mediapart, cet appel évoque le fait que la crise sanitaire, qui a touché le pays à cause de l’épidémie de coronavirus, est devenue une «véritable bombe sanitaire», car les migrants sont obligés de se confiner dans des «foyers surpeuplés et abandonnés» souvent sans aucune possibilité de garder la distanciation physique nécessaire.

Toutefois, la préfecture de police et la municipalité ont craint qu’une manifestation d’une telle ampleur dans la situation actuelle soit capable de générer une nouvelle vague d’épidémie.

«Les risques sanitaires qu'un tel événement est susceptible de générer, justifient que le préfet de police, n'autorise pas, à titre dérogatoire, cette manifestation», a commenté la préfecture de police de Paris dans un communiqué, cité par l'AFP.

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Paris, gaz lacrymogènes, manifestation, France
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