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«Je n'ai pas à m'excuser en tant que blanche»: un coup de sang de Marion Maréchal, à propos des mouvements et manifestations en hommage aux morts d'Adama Traoré et de George Floyd, a été commenté par l’écrivain Bernard-Henri Lévy en direct sur BFM TV.

Face à l'actualité qui bouscule actuellement le monde, Marion Maréchal a réagi au «rouleau compresseur» de l'affaire George Floyd aux États-Unis et à la polémique autour de la mort d'Adama Traoré en France dans une vidéo postée sur sa page Facebook.

«Je n'ai pas à m'excuser en tant que blanche et en tant que Française, vous voyez à quoi on est réduits en devant se positionner de la sorte. Je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un Afro-Américain aux États-Unis. Je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un délinquant, Adama Traoré, une mort accidentelle qui a eu lieu à la suite d'une interpellation qui n'était pas liée, c'est important de le rappeler, à sa couleur de peau, mais aux crimes qu'il aurait commis», a-t-elle affirmé.

Adama Traoré avait été interpellé lors d'une opération qui visait son frère Bagui, suspecté d'extorsion de fonds.

Elle refuse de s’excuser pour le colonialisme

«Je n'ai pas à m'excuser parce que je n'ai pas colonisé, je n'ai colonisé personne, je n'ai mis personne en esclavage de la même manière que tous ces groupes politiques et tous ces militants politiques eux-mêmes n'ont jamais été colonisés ou mis en esclavage», a poursuivi l'ex-députée FN du Vaucluse.

Elle a dénoncé une «tentative de subversion des esprits» et des «groupes militants, de gauche, dits antiracistes, indigénistes, "Black lives mater"» qui, selon elle, «demandent non seulement de nous mettre à genoux, mais en plus de salir la mémoire de nos ancêtres, de cracher sur notre histoire, de purger notre héritage, d'abattre nos statues».

Elle accuse le gouvernement d'avoir cédé à «la loi de l'émotion du groupe, du vil calcul politicien et de la bêtise» en tolérant les manifestations dénonçant les violences et le racisme au sein des forces de l'ordre.

Bernard-Henri Lévy répond à Marion Maréchal

Peu après la publication du post de Mme Maréchal, l’écrivain Bernard-Henri Lévy a commenté ses propos en direct sur BFM TV. Il a notamment évoqué le geste symbolique de mettre un genou à terre en réponse aux violences racistes.

«Mettre un genou à terre ce n'est pas une humiliation. Ça peut être tout simplement compatir, ça peut être demander pardon. Il y a ceux qui sont sommés de mettre un genou à terre mais il y a ceux qui mettent [un genou à terre de leur plein gré, ndlr]. Quand Willy Brandt met un genou à terre, il y a d’autres grands exemples, on ne leur demande pas. Ils le font parce qu’ils ont la volonté d’affirmer un partage de deuil, un partage de souffrance et éventuellement une responsabilité historique. Le racisme ce n’est pas d’aujourd’hui, c’est une longue histoire.»

Parisiens genoux à terre en mémoire de George Floyd

Jean-Luc Mélenchon (LFI), Olivier Faure (PS), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) et plusieurs autres leaders politiques et des centaines de personnes se sont rassembléesle 9 juin à Paris à l’appel de SOS Racisme en mémoire de George Floyd.

Les leaders de la gauche et des Verts ont posé un genou à terre pendant 8 minutes 46 de silence en mémoire de George Floyd et contre le racisme dans la police.

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Tags:
Bernard-Henri Lévy, antiracisme, racisme, Marion Maréchal-Le Pen
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