France
URL courte
Par
239114
S'abonner

En marge du débat qui fait actuellement rage en France sur le racisme et les violences policières, l’IFOP a réalisé pour CNews et Sud Radio une enquête sur ces questions brûlantes. Racisme, privilège blanc, statues déboulonnées, rapports police-population… L’avis des Français est passé au crible.

Alors que le débat fait rage sur la question des violences policières en France, 46% des Français estiment avoir confiance en la police et 18% éprouvent de la sympathie vis-à-vis de ceux-ci, selon un sondage réalisé par l’IFOP pour CNews et Sud Radio. Un mois plus tôt, seulement 37% des sondés disaient avoir confiance en elle. Parmi les personnes interrogées, 22% expriment de l’inquiétude vis-à-vis de la police, tandis que 7% indiquent que la police leur inspire de l’hostilité.

Si l’écart de points entre les différentes catégories socioprofessionnelles est peu significatif, lorsque l’on regarde les chiffres par proximité politique, on voit se dessiner de réels clivages. Du côté des sondés politiquement proches de La France insoumise, seuls 29% estiment qu’ils ont «confiance» en la police, alors que 44% expriment de «l’inquiétude».

À l’opposé du spectre politique, les individus proches des Républicains indiquent que la police leur «inspire la confiance» à 54%, un chiffre qui monte à 58% pour les sympathisants du Rassemblement national (RN). Néanmoins, seuls 14% des sondés proches du RN indiquent que la police leur «inspire la sympathie», alors que ce chiffre s’élève à 32% pour les proches des Républicains.

 

​Autre clivage qui a pris de l’ampleur ces dernières semaines: les manifestations pour dénoncer les violences policières contre les mouvements de soutien à la police et pointer du doigt les violences commises contre ses membres. 42% des sondés préfèrent «soutenir les manifestations pour dénoncer les violences commises contre les policiers et les forces de l’ordre». C’est en particulier le cas chez les personnes interrogées de plus de 35 ans, qui auraient envie de les soutenir à 44%, contre 34% pour les moins de 35 ans.

Le «privilège blanc», moins d’un tiers des Français y croient

Les Français ont aussi des avis tranchés sur la pertinence de différentes notions relatives aux discriminations. Pour 47% des sondés, «le racisme anti-blanc correspond à une réalité», alors que seuls 36% d’entre eux estiment que c’est un «fait marginal ou inexistant». Lorsque l’on parle de «privilège blanc», à l’inverse, 32% des sondés pensent que cette notion correspond à «une réalité», contre 49% qui qualifient cette notion de «faits marginaux ou inexistants» et 19% qui ne se prononcent pas.

​Dans la même veine, 30% des Français sondés soutiennent que «le racisme d’État correspond bien à une réalité», alors que pour 45% d’entre eux c’est «un fait marginal ou inexistant».

Déboulonner les statues? 71% des sondés sont contre

Autre controverse mise au goût du jour par la mouvance antiraciste en France, la question de l’héritage historique et culturel en France. Sur fond d’appels à déboulonner des statues ou de renommer des rues du fait du passé potentiellement «raciste» de certaines figures historiques, une très large majorité (71%) des personnes interrogées considère que ces personnages appartiennent «à l’Histoire de France, il ne faut pas retirer leur statue ou débaptiser les rues portant leur nom.»

Seuls 8% des sondés justifient de «débaptiser les noms des rues ou retirer les statues pour tous les personnages de l’Histoire de France jugés controversés».

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.020 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, précise l’institut de sondage.

Lire aussi:

Venue vider le logement de son père défunt, elle fait une découverte explosive
Le nombre de décès le plus élevé depuis avril et les nouveaux cas en baisse en 24h en France
«Nous sommes libres de décapiter»: des milliers de messages de bots envahissent des sites français
Tags:
violences policières, racisme
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook