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La statue de Colbert devant l'Assemblée nationale a été en partie recouverte le 23 juin de peinture rouge et d'une inscription «Négrophobie d'État». Ministre sous Louis XIV, il est considéré comme étant à l'initiative du Code noir, rédigé en 1685 et qui a légiféré sur l'esclavage dans les colonies françaises.

Le 23 juin, la statue de Colbert qui se trouve au pied de l'Assemblée nationale à Paris a été recouverte de peinture rouge au torse et aux jambes, tandis que «Négrophobie d'État» a été inscrit sur le socle, ont indiqué des sources parlementaires à l'AFP, confirmant une information d'Outre-mer la 1ère.

 

​Interpellé par la police, l'auteur du tag s’est justifié: «Ce qui est interdit, c'est le racisme. Cet homme-là (Colbert, ndlr.) fait l'apologie de la négrophobie».

Une polémique mémorielle

Dans le sillage des manifestations antiracistes dans le monde à la suite de la mort de l'Américain George Floyd, les monuments et statues liés à l'histoire coloniale française ou à la traite négrière se retrouvent à nouveau au centre d'une polémique mémorielle.

Le piédestal de la statue du général Faidherbe, en plein centre de Lille, a été tagué le 21 juin des mots «colon» et «assassin» inscrits en rouge, au lendemain d'une manifestation visant à réclamer son retrait de l'espace public.

Ministre de Louis XIV, Colbert est considéré comme à l'initiative du Code noir, rédigé en 1685 et qui a légiféré sur l'esclavage dans les colonies françaises.

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Tags:
Assemblée nationale, statue, France
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