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L’une des avocates de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des «écoutes» a demandé une inspection de la garde des Sceaux après la révélation par Le Point de l’ampleur des investigations menées par le PNF pour identifier, en vain, une «taupe» éventuelle.

Me Jacqueline Laffont, l’une des avocates de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des «écoutes», a annoncé vendredi sur RTL avoir demandé à la garde des Sceaux Nicole Belloubet de diligenter une «inspection générale» visant le PNF après une enquête qualifiée de «déloyale».

«Nous avons décidé de saisir Mme la garde des Sceaux d’une demande d’inspection générale afin qu’il soit enquêté sur toutes les interrogations que suscite cette enquête, sur tous les dysfonctionnements, sur toutes les dérives —le mot n’est pas trop fort—» de l’enquête contestée du Parquet national financier (PNF), a affirmé Me Laffont.

L’ancien Président Nicolas Sarkozy a demandé jeudi «toute la vérité» sur l’«invraisemblable accumulation de manquements et de dysfonctionnements», après la révélation par Le Point de l’ampleur des investigations —parmi lesquelles l’obtention de factures téléphoniques détaillées de ténors du barreau— menées par le PNF pour identifier, en vain, une «taupe» éventuelle dans l’affaire dite des «écoutes».

«Pourquoi cette enquête nous a été cachée alors que nous la demandions»

Me Laffont «souhaite savoir pourquoi il y a une enquête qui a été détachée de son corps naturel, l’instruction, (…) pourquoi des avocats, sans la moindre raison possible, ont été surveillés, (…) pourquoi cette enquête nous a été cachée alors que nous la demandions», a insisté l’avocate.

«On nous a répondu que des investigations étaient en cours alors qu’en réalité, cette enquête a dormi pendant trois ans afin d’attendre que nous ayons terminé l’affaire dite "Bismuth" (ndlr : l’instruction parallèle) et que nous soyons renvoyés devant le tribunal correctionnel», pour un procès prévu à partir du 23 novembre prochain.

«On souhaite savoir pourquoi un magistrat du PNF a décidé de poursuivre cette enquête alors même que les policiers avaient conclu quasiment à un classement sans suite, qui a été rendu après l’ordonnance de renvoi» devant le tribunal correctionnel, a encore demandé Me Laffont.

Pour elle, «dans les dossiers où le nom de Nicolas Sarkozy apparaît (…), les choses s’emballent, on emploie des procédés qui sont inédits, qui sont dérogatoires, qui sont exceptionnels», qui «sont déloyaux».

Dans cette affaire, le bâtonnier de Paris Me Olivier Cousi a annoncé une action en justice prochaine et l’un des avocats écoutés, Me Eric Dupond-Moretti, une «plainte».

Selon le site du ministère de la Justice, l’Inspection générale de la justice peut réaliser des «enquêtes administratives, en amont d’éventuelles poursuites disciplinaires, sur un dysfonctionnement de service ou sur la manière de servir d’un magistrat ou d’un fonctionnaire des greffes.»

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Tags:
Le parquet national financier (PNF), Nicolas Sarkozy
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