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La police de Narbonne a placé en détention provisoire un homme de 30 ans qui avait inventé un scénario sur la disparition en 2014 lors d’une soirée de son ami dont des restes ont été retrouvés dans une canalisation en 2017. Interpellé le 23 juin, il est passé aux aveux après six auditions.

L’un des amis de Patrick Teihoarii, porté disparu en octobre 2014 lors d’une soirée, a avoué avoir inventé le scénario d'une disparition inquiétante pour égarer les enquêteurs à Narbonne (Aude), rapporte Le Parisien.

Six ans plus tard, l’homme de 30 ans a reconnu avoir jeté dans les égouts le corps de son copain de 20 ans qui est selon lui mort quelques minutes plus tôt dans des circonstances mystérieuses. Il a été mis en examen pour «non-assistance à personne en danger» et «atteinte à l'intégrité d’un cadavre».

Le parquet n’a ouvert une enquête qu’en juin 2017 grâce aux agents chargés de l’entretien du réseau des eaux pluviales de la ville qui ont découvert fortuitement un crâne humain dans une canalisation.

Des restes retrouvés

Des investigations minutieuses ont permis aux enquêteurs de découvrir d’autres ossements. Selon une source proche de l'enquête, ils ont déterminé que le cadavre avait été déposé à proximité du lieu de découverte grâce au parcours de l'eau, et la présence d’un petit os du nez, retrouvé intact sur les restes, en était la preuve.

L’identité de Patrick Teihoarii a pu être établie grâce à un collier retrouvé dans les égouts et une comparaison des empreintes dentaires.

Avertis de la disparition de la victime dont la dernière trace remonte à une fête à Dernacueillette le 24 octobre 2014, les policiers ont interpellé le 23 juin trois personnes, dont l’homme de 30 ans, après avoir étudié réseaux sociaux et coups de téléphone. Deux suspects ont été vite relâchés alors que le troisième a craqué après six auditions.

Une chute mortelle

Selon l’intéressé, Patrick Teihoarii a fait une chute mortelle en cherchant à entrer dans une maison abandonnée de Narbonne.

Le trentenaire affirme qu’après avoir constaté son arrêt cardio-respiratoire en prenant son pouls, il a ouvert une bouche d’égout à l’aide d’un râteau trouvé sur place pour y jeter le corps de son ami au lieu d’alerter les secours.

Pour brouiller les pistes, il a utilisé le téléphone de Patrick pour s’envoyer des SMS et passer des appels vers son propre portable. L’homme, aujourd’hui trentenaire et inséré socialement, été placé en détention provisoire.

 

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Tags:
police, meurtre, Narbonne, France
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