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Lors de sa prise de parole face aux Forces de sécurité de l'Hôtel de police de Dijon, le Premier ministre a déclaré «avoir été choqué» par les violences ayant eu lieu dans la ville du 12 au 15 juin. Il s'agit d'un de ses premiers déplacements en tant que chef du gouvernement.

Ce 10 juillet, lors de sa rencontre avec les forces de sécurité à Dijon, Jean Castex est revenu sur les violences qui ont secoué la ville mi-juin. Il a indiqué qu'il s'agissait d'un de ses premiers déplacements après sa prise de fonction.

«J'ai tenu à le faire ici, parce que le simple citoyen que j'étais avais pris, comme des millions de nos concitoyens, connaissance des événements qui se sont déroulés ici. Et qui m'avaient choqué.»

Et de poursuivre:

«Devenu Premier ministre et n'ayant pas l'habitude de porter des appréciations à l'emporte-pièce, c'est bien le moins, je me suis dit il faut aller voir, il faut aller sur place, il faut aller à la rencontre des acteurs. Je sais désormais ce qui s'est passé. Même si les instructions judiciaires, comme c'est leur rôle, finiront d'établir la matérialité des faits.»

Violences à Dijon

Les violences ont éclaté dans la nuit du 12 au 13 juin et se sont poursuivies pendant quatre nuits. Elles ont été déclenchées par l'agression d’un jeune Tchétchène suivie par un appel à la vengeance lancé par les membres de sa communauté sur les réseaux sociaux.

Alors que certaines sources affirment que l’origine de l’affaire est liée aux stupéfiants, le père du jeune dément cette hypothèse.

Le 18 juin, six Tchétchènes ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les raids punitifs. Deux ont été mis hors de cause, tandis que quatre ont été mis en examen dont trois aussitôt placés en détention provisoire. Le quatrième suspect est resté libre sous contrôle judiciaire.

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Tags:
violences, Dijon, Jean Castex
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