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Alors que plusieurs milliers de manifestants ont protesté vendredi 10 juillet à Paris et dans plusieurs villes de France contre la nomination au gouvernement de Gérald Darmanin, accusé de viol, Marlène Schiappa affirme qu'elle n'aurait «jamais accepté de travailler avec un homme reconnu coupable».

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche (JDD), la nouvelle ministre déléguée chargée de la Citoyenneté a rappelé «trois non-lieux en justice» pour justifier la présence au gouvernement de Gérald Darmanin alors que plusieurs rassemblements féministes ont eu lieu le 10 juillet après la nomination polémique.

Marlène Schiappa a de plus déclaré au JDD ne «pas du tout» être là pour surveiller son collègue.

Macron l'a choisi

«Le Président a choisi un ministre de l'Intérieur en qui il a confiance, point», a-t-elle tranché.

Interrogée sur les critiques exprimées par les féministes concernant la nomination d'un homme visé par une enquête pour viol, elle a signalé qu'elle les comprenait.

«La réponse, ce sont trois non-lieux en justice. Je suis féministe depuis toujours, jamais ne n'aurais accepté de travailler avec un homme reconnu coupable de viol!», s'est-elle indignée, ajoutant qu'il y avait «les tentatives de récupération politique de ceux qui sont uniquement dans l'opposition au gouvernement».

Pour étayer son idée, elle a demandé à ce que soient regardés les faits:

«Le ministère de l'Intérieur met 230 millions pour concrétiser le Grenelle des violences conjugales côté police. Mercredi, le ministre a demandé aux directeurs d'administration de construire un objectif de 50% de femmes aux plus hauts postes.» 

Les plaintes contre Darmanin

BFM TV rappelle qu'en parlant des non-lieux en justice la ministre fait référence à deux affaires disjointes. En 2018, une habitante de Tourcoing (Nord) dont Darmanin était maire, a déposé plainte pour «abus de faiblesse». Elle assurait que ce dernier lui avait demandé des faveurs sexuelles contre un logement. Cette procédure a été classée sans suite par le parquet de Paris au printemps 2018.

En 2017, une seconde femme a déposé plainte pour viol et harcèlement sexuel. Le parquet a également prononcé un premier non-lieu, puis un second après le dépôt d'une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. La procédure a toutefois été relancée par la cour d'appel de Paris début juin, donnant lieu à de nouvelles investigations.

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Tags:
viol, gouvernement, Gérald Darmanin, Marlène Schiappa
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