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Jacqueline Sauvage est décédée le 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied (Loiret), commune d’un millier d’habitants où s’est noué le drame conjugal.

Jacqueline Sauvage, 72 ans, devenue un symbole des violences conjugales après sa condamnation pour le meurtre de son époux violent, puis graciée, est décédée et ses obsèques ont eu lieu mardi, a appris l'AFP mercredi auprès d’une de ses filles et d’une de ses avocates.

Selon le quotidien La République du Centre, qui a révélé l’information, elle est décédée le 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied (Loiret), commune d’un millier d’habitants où s’est noué le drame conjugal.

Sylvie, l’une des filles de Jacqueline Sauvage, a confirmé par SMS à l’AFP son décès en précisant que «la cérémonie a eu lieu hier».

«Une femme qui a souffert le martyre»

«Je suis extrêmement triste, je suis très choquée», a confié à l’AFP l’une de ses avocates, Nathalie Tomasini, qui a eu confirmation du décès par la famille.

«Jacqueline Sauvage, par son histoire, par son affaire, a participé à éveiller les consciences par rapport à l’existence de ces femmes qui se sont battues pendant des années dans le huis clos familial et dans l’omerta de la société», a-t-elle déclaré.

«C’est le parcours d’une femme qui a souffert le martyre dans le huis clos familial mais aussi après, compte tenu de l’incompréhension des magistrats», a-t-elle ajouté.

En première instance comme en appel, Jacqueline Sauvage a été condamnée aux assises à 10 ans de réclusion pour avoir tué son mari de trois balles dans le dos.

Après quatre ans derrière les barreaux, alors âgée de 69 ans, elle est sortie de prison en décembre 2016 après la décision de François Hollande de lui accorder une grâce totale, après une vaste mobilisation en sa faveur. La décision de l’ancien président de la République avait soulevé de nombreuses critiques, notamment parmi les magistrats.

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Tags:
décès, violences conjugales
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