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Suite à la circulation de la vidéo montrant un agent des forces de l’ordre donner un coup à un jeune, la police des polices a été saisie. «Un professionnalisme exemplaire est exigé dans l'action républicaine de la police, il implique du sang froid en toutes circonstances», a indiqué le préfet du Doubs dans son communiqué.

Le préfet du Doubs a saisi l'IGPN après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo prise la veille, montrant un policier assénant un violent coup à un jeune homme à Besançon, rapporte vendredi 31 juillet l’AFP, se référant à la préfecture.

​Sur la séquence d'une dizaine de secondes, un policier portant casque et gilet pare-balles s’entretient, semble-t-il calmement, avec un jeune homme dans le quartier sensible de Planoise. Soudain, le policier lui donne un violent coup au visage, la vidéo s'interrompant à cet instant.

Le préfet du Doubs, Joël Mathurin, a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

«Dans l'intérêt du service, le préfet a demandé un retrait immédiat de la voie publique du fonctionnaire de police au directeur départemental de la sécurité publique du Doubs, en l'attente des conclusions de cette enquête», a précisé la préfecture dans un communiqué.

«Une procédure a été ouverte. Le policier et le jeune homme âgé de 16 ans seront auditionnés», a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Selon la même source, l'adolescent a été placé en garde à vue jeudi 30 juillet après-midi pour «outrage et menace de crime à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique». Il est sorti de garde à vue vendredi en début d'après-midi avec une convocation pour octobre devant le juge des enfants pour répondre de ces faits.

Dans son communiqué, le préfet du Doubs affirme par ailleurs souhaiter «la poursuite du travail de reconquête républicaine et de lutte contre le narco-trafic engagé avec succès depuis plusieurs mois sur le quartier de Planoise».

«Un professionnalisme exemplaire est exigé dans l'action républicaine de la police, il implique du sang froid en toutes circonstances», ajoute cependant M.Mathurin tout en renouvelant «sa confiance et sa reconnaissance envers les forces de sécurité intérieure qui interviennent dans des conditions difficiles».

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Tags:
Inspection générale de la police nationale (IGPN), France, Besançon
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