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Coup d'État au Mali (40)
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Alors que le Président malien et des membres du gouvernement arrêtés lors de la mutinerie qui a eu lieu dans le pays le 18 août ont été placés en détention par les militaires, la France a appelé ce mercredi 19 août à leur libération immédiate. En outre, Macron a demandé que le pouvoir soit «rendu aux civils».

La diplomatie française s'exprime ce mercredi 19 août sur l'arrestation du Président malien la veille lors de la mutinerie qui se déroulait dans le pays, et appelle à sa libération immédiate.

Dans son communiqué, Jean-Yves Le Drian a déclaré que la France «se tient, comme elle l’a toujours fait, aux côtés du peuple malien. Elle s’est engagée, à la demande de ce pays, en poursuivant deux priorités: l’intérêt du peuple malien et la lutte contre le terrorisme».

​Par la suite, le chef de la diplomatie française a tenu à préciser l’attachement de la France «à la souveraineté, au respect des institutions, à la vie démocratique et à la stabilité du Mali. Elle encourage toutes les forces politiques et sociales au dialogue pour trouver une solution à la crise profonde que traverse le pays et appelle au rétablissement sans délai d’un pouvoir civil».

Emmanuel Macron réagit

Emmanuel Macron a estimé sur Twitter que la situation au Mali «n'est pas acceptable» et a exigé de rendre le pouvoir «aux civils».

​Il insiste également: «le Président Keïta, son Premier ministre et les membres du gouvernement doivent être libérés sans délai et leur sécurité garantie».

​En outre, le Président français a souligné que son pays, épaulé par l’Union européenne, la CEDEAO et l’Union africaine, était à la recherche d’une solution à la crise malienne.

La France engagée au Mali

Autour de 5.100 soldats sont déployés au Sahel, en particulier au Mali, dans le cadre de l'opération Barkhane. Au total, 43 militaires français sont morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l'état-major.

Des soldats se révoltent au Mali

Une mutinerie a eu lieu dans une base militaire près de Bamako, la capitale du pays, le 18 août. Les soldats en révolte ont annoncé dans la soirée que le Président Ibrahim Boubacar Keïta et le Premier ministre Boubou Cissé avaient été arrêtés.

Le 19 août, le Président a annoncé sa démission et la dissolution du parlement et du gouvernement. Alors, les militaires ont promis de mettre en place une transition politique civile censée déboucher sur des élections générales dans un «délai raisonnable».

Plus tard le jour même, le Comité national pour le salut du peuple mis en place par les putschistes a désigné son chef, le colonel Assimi Goita, selon l’agence de presse espagnole EFE.

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