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Interrogé par LCI, Alain Bauer a tenté d’expliquer les récentes flambées de violence en France. Il pointe du doigt une perte de confiance générale de la population dans ses institutions. Il s’interroge également sur les stratégies mises en place par les autorités face aux casseurs.

Au micro de LCI, le criminologue Alain Bauer est revenu sur les faits de violence recensés ces dernières semaines en France. 

Selon lui, la violence se répand dans la société, du fait de la faillite des institutions, qui n’inspirent plus confiance aux citoyens. Ces derniers seraient de plus en plus enclins à se faire justice eux-mêmes.

«La violence est devenue l'élément régulateur de la vie parce que la société ne fait plus confiance au système judiciaire, policier, médiatique, et même au système académique. On se fait justice soi-même, plus qu’avant au cours des cinquante dernières années», a ainsi déclaré le criminologue sur le plateau de LCI.

Alain Bauer a précisé que les taux de violences en France étaient «relativement stables», à l’exclusion du taux d’homicidité, incluant les homicides, les coups et blessures volontaires et les règlements de compte. Ces faits ont atteint un niveau record en 2019, qui sera «encore probablement dépassé en 2020», a souligné le criminologue.

«On laisse casser»

Alain Bauer est également revenu sur les stratégies sécuritaires mises en place depuis des années contre les casseurs. Selon lui, les forces de l’ordre sont implicitement invitées à laisser casser, pour éviter les blessés et les morts.

«La police est contingentée entre 2 extrêmes: en faire trop et tuer et blesser des gens […] ou faire ce qui a été le choix depuis 1968 qui est la casse oui, les blessés et les morts non. La casse est moins chère qu’une vie et donc on laisse casser. Puis arrête de petits groupes au fur et à mesure, et 10% de ceux qui sont arrêtés en moyenne sont véritablement poursuivis», a-t-il expliqué sur LCI.

Le criminologue a rappelé qu’une loi anti-casseurs avait été promulgué en avril 2019, quarante ans après celle de juin 1970. Le spécialiste de la sécurité affirme néanmoins que le «niveau d’exaspération progresse» à mesure que le «niveau de violence devient plus visible».

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Tags:
violences, police, loi anticasseurs, insécurité
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