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D’où vient le «sentiment d’impunité» de pouvoir percuter un agent des forces de l’ordre: la question se pose de plus en plus souvent depuis la levée du confinement. Le patron du syndicat des Commissaires de police, David Le Bars, déplore un été marqué par une multiplication et une aggravation des violences.

Les forces de l’ordre enregistrent au moins un refus d’obtempérer par demi-heure en 2020, d’après les chiffres cités par Le Figaro le 6 août. Soit un total de 24.000 individus qui, depuis le début de l’année, ont voulu se soustraire à l’autorité publique. Et parfois même ils décident d’attaquer.

«Il y a un sentiment d’impunité qui va jusqu’à la possibilité pour certains de rouler et d’écraser un gendarme, on l’a vu cet été», constate David Le Bars, secrétaire général du syndicat des Commissaires de police.

Gestes inconsidérés pour des infractions mineures

Les cas ne sont pas rares d’un gendarme ou d’un policier qui décède de la faute d’un chauffard. Un agent a ainsi été tué après avoir été percuté par un conducteur ivre au Mans début août. Un simple contrôle routier a occasionné des blessures graves à un policier du Havre. Avec des scénarios similaires à Saint-Malo, dans le Gard, à Amiens, dans l’Hérault, à Montpellier, dans le Var, à Saint-Paul…

Ou tout récemment, un policier a été traîné sur environ un kilomètre par un groupe de jeunes fuyant un contrôle près de Nancy. Les gendarmes de Saint-Chamas ont reçu un parpaing sur leur voiture, l’un a été blessé à l’œil.

«On pourra peut-être revenir sur les différents faits, mais on sort d'un été 2020 particulièrement inquiétant où on voit une montée quantitative des violences mais surtout une aggravation des violences avec des gestes complètement inconsidérés pour parfois des infractions qui sont totalement mineures», résume M.Le Bars.

«La violence s'est banalisée»

Une hausse de 5,3% des outrages envers un représentant de l’autorité publique a été enregistrée en 2020 comparativement à 2018. 3.844 agents des forces de l’ordre ont été blessés en mission lors du premier semestre, selon la place Beauvau.

Ce qui a entraîné la mise en place d’un «dispositif d’assistance» ayant pour but de «répondre aux attentes des policiers et de leurs familles face à ces situations difficiles».

Depuis le déconfinement, Emmanuel Macron a dénoncé une «banalisation» de tous types de violence.

«La violence s'est banalisée. D'abord sur les réseaux sociaux, puis elle se transcrit très rapidement sur le plan réel et physique», a-t-il déclaré devant l'Association de la presse présidentielle (APP).

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France, forces de l'ordre, violences
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