France
URL courte
8176
S'abonner

Invité de franceinfo, Bernard Cazeneuve a critiqué les propos récents de Nicolas Sarkozy sur «l'exigence» qu'ont les Français en matière d'insécurité à l'égard du gouvernement. L'ancien Premier ministre a rappelé les «choix» faits par M.Sarkozy «quand il était en situation de responsabilité».

En commentant sur franceinfo la récente déclaration de Nicolas Sarkozy à propos des «missions régaliennes [qui] dépendent du gouvernement», Bernard Cazeneuve a rappelé les actions décidées par l’ancien Président à l’époque de son mandat.

«Il dépendait de Nicolas Sarkozy de ne pas supprimer 13.000 emplois dans la police et la gendarmerie quand il était Président de la République. Il dépendait de Nicolas Sarkozy de ne pas supprimer 14 unités de forces mobiles quand il était Président de la République. Il dépendait de Nicolas Sarkozy de ne pas faire une réforme du renseignement qui a supprimé les renseignements généreux et privé le ministère de l'Intérieur de la possibilité d'identifier les signaux faibles», a insisté celui qui a aussi été ministre de l'Intérieur.

Bernard Cazeneuve a également rappelé la suppression de la direction de la formation de la police nationale, ainsi que celle de quatre écoles de formation de la police en France.

«Vous avez donc une petite idée de ce que je pense des choix qu'il a pu faire lorsqu'il était en situation», a-t-il conclu ironiquement.

«Les missions régaliennes dépendent du gouvernement»

Interrogé ce 31 août par des journalistes lors d’une séance de dédicaces à Paris, Nicolas Sarkozy est revenu sur la montée des violences en France ces dernières semaines.

«Les gens sont très intelligents, ils ont parfaitement compris que les créations d'emplois, que les problèmes économiques ne dépendaient pas forcément du gouvernement, a estimé Nicolas Sarkozy. En revanche, les missions régaliennes dépendent du gouvernement. C'est pour cela qu'il y a de tout temps, y compris à mon époque, une exigence à l'endroit de cette question de la sécurité», a dit l’ex-Président.

Selon Nicolas Sarkozy, il n’est plus possible de «s’habituer» aux cas de violences enregistrés au cours des derniers mois en France, comme, par exemple, l'attaque du chauffeur de bus à Bayonne.

Lire aussi:

Ces 11 pays qui n’ont toujours pas de cas déclarés de coronavirus depuis le début de la pandémie
Christian Estrosi cible Olivier Véran et Jean-Michel Blanquer à propos de la pandémie
L’Allemagne installera des soldats en France, Paris parle de «révolution»
Tags:
violences, insécurité, Bernard Cazeneuve, Nicolas Sarkozy, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook