France
URL courte
14015
S'abonner

Dans les salles de cinéma il est autorisé de consommer des confiseries, «ce qui est un élément de rentabilité», a rappelé auprès du Figaro la ministre de la Culture. Tout en pointant sur la nécessité de tenir compte des situations particulières, elle a insisté sur le fait d’inciter les spectateurs à retourner dans les salles obscures.

En expliquant au Figaro l’utilisation des deux milliards d’euros octroyés au secteur culturel dévasté par la crise du Covid-19, Roselyne Bachelot est revenue entre autres sur l’efficacité des mesures de sécurité mises en place dans les salles de spectacle et de cinéma.

«Pour le port du masque, l’habitude se prend et je rappelle qu’il est autorisé de consommer des confiseries dans les salles de cinéma, ce qui est un élément de rentabilité. On peut ôter son masque pour manger son pop-corn!» a lancé Roselyne Bachelot.

Mme la ministre a estimé que face à la situation sanitaire qui ne s’améliore pas, il fallait rester «extrêmement vigilants et ne pas desserrer les démarches de sécurité», donc «il n’est pas question de relâcher [les] efforts».

«J’ai obtenu qu’il n’y ait plus de jauge dans les salles des départements verts, ce qui est déjà une demi-victoire! Par ailleurs, dans les salles parisiennes, la jauge peut atteindre environ 70%, avec les groupes et les familles qui peuvent rester ensemble», a-t-elle fait remarquer.

Et d’expliquer que le port du masque est également dû au nombre plus important de seniors que de jeunes dans les cinémas, la part de ces derniers ayant baissé de 11%:

«[Le port du masque] est un élément de sécurité pour les seniors. C’était indispensable.»

Attirer des spectateurs

«Il ne suffit pas d’aider le spectacle, il faut aussi inciter les spectateurs à y retourner», a estimé la ministre de la Culture tout en expliquant qu’avec ces mesures sanitaires étaient aussi prises en considération des situations particulières:

«Toutes les normes de sécurité sont élaborées avec les professionnels qui connaissent le terrain. On ne va pas demander au Théâtre de Poche-Montparnasse d’appliquer les mêmes règles que la Philharmonie. On tient compte des situations particulières. Le public comprend qu’on veille à sa sécurité.»

Et d’évoquer «une vraie appétence pour les spectacles en cette rentrée, notamment au cinéma».

Situation épidémique en France

Afin de lutter contre la propagation du virus, le port du masque se généralise à l’école, en entreprise, et même dans la rue. Le 27 août, Jean Castex a ainsi annoncé qu’il serait obligatoire dans les rues de Paris. Les mêmes mesures ont été imposées dans de nombreuses grandes villes comme Marseille, Lyon, Nice ou encore Strasbourg.

Le 3 septembre, 7.157 nouveaux cas journaliers de Covid-19 ont été recensés en France, contre 7.017 le 2 septembre, selon les chiffres de Santé publique France.

La Direction générale de la santé (DGS) a souligné pour sa part que «la progression du virus continue sur l'ensemble du territoire» avec «19 départements métropolitains et deux d'Outre-mer concernés par une circulation active du virus, auxquels s'ajoutent la Guyane et la Martinique, toujours en état d'urgence sanitaire».

Lire aussi:

La France se dit «vivement préoccupée» par les affrontements dans le Haut-Karabagh et appelle à cesser les hostilités
Des chercheurs désignent la plus grande «ruse» du coronavirus
En continu: le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’intensifie dans le Haut-Karabagh
Moscou réagit aux tensions dans le Haut-Karabagh
Tags:
masques, popcorn, Roselyne Bachelot, cinéma
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook