France
URL courte
Par
318054
S'abonner

Le rappeur Ademo de PNL a été placé en garde à vue samedi 5 septembre à Paris pour «usage de stupéfiants», «outrage» et «rébellion». Selon le procès-verbal d’interpellation que Sputnik a pu consulter, l’artiste a refusé d’obtempérer aux injonctions des policiers, les qualifiant de «fils de p***» et provoquant même l’un d’eux en combat de boxe.

Suite aux vidéos largement partagées sur Internet, l’interpellation à Paris d’Ademo, de son vrai nom Tarik Andrieu et membre avec son frère du groupe PNL, a enflammé les réseaux sociaux samedi soir. L’homme a été placé samedi en garde à vue pour «usage de stupéfiants», «outrage» et «rébellion». Voici ce que la police a constaté, selon le procès-verbal que Sputnik a pu consulter.

Une patrouille remarque un homme fumant un joint

En patrouille, des policiers ont remarqué un couple à l’angle de la rue Alésia et de l’avenue du Maine dans le XIVe arrondissement de Paris vers 20h. La femme tenait une poussette avec un enfant d’environ deux ans et l’homme semblait rouler une cigarette. Un agent a cependant senti une forte odeur de cannabis.

Une première interpellation verbale n’a pas porté ses fruits: il a observé «discrètement du coin de l’œil» la police et a continué sa route, «faisant mine de ne pas voir et entendre».

Il refuse d’obtempérer

À l’approche des policiers sortis de leur voiture pour un contrôle d’identité, Ademo a jeté le joint au sol, n’a pas obtempéré et s’est éloigné de quelques mètres. Il a commencé à crier, à interpeller les passants et à faire de grands gestes nerveux.

«Vous ne savez pas qui je suis, vous avez de la chance d’être quatre, venez on va à l’abri, je fais des sports de combat et je vous prends un par un, comme des hommes, tu crois que je suis qui?!», a-t-il crié, cité par le PV.

Après de vaines tentatives pour le raisonner avec calme, les policiers ont compris que le mis en cause ne se calmerait pas. Pire, un attroupement s’était formé autour d’eux et certaines personnes commençaient à filmer la scène. Lorsque Ademo a mis la main dans sa sacoche ventrale en faisant mine de chercher quelque chose, un fonctionnaire a remarqué un sachet d’herbe et la police lui a ordonné de garder les mains bien en évidence.

«Tu vas faire quoi toi, tu sais pas qui je suis. Wallah vous avez de la chance Wallah», s’est-il exclamé avant de se rapprocher d’un policier, de remettre son passeport et d’effectuer dans sa direction un geste rapide avec le poing serré. Le fonctionnaire a réussi à menotter sa main droite alors que le rappeur se débattait violemment avec son bras gauche et les insultait.

Un gardien de la paix a ensuite dû effectuer une pression avec son genou droit placé sur le flanc gauche de l’artiste, allongé face contre terre, afin de libérer la main gauche qu’il tenait cachée sous son ventre. Son interpellation a eu lieu à 19h55. Entrant dans le véhicule de la police, il a continué à résister et à insulter les agents de «fils de p***».

Pendant le transport au commissariat du XIVe arrondissement, il a confié être un rappeur de PNL.

Citant un agent de police judiciaire, le PV indique que M.Andrieu l’a provoqué «en lui proposant de se retrouver sur un ring à Levallois-Perret pour un combat de boxe.»

Ce que les vidéos montrent

Sur les vidéos diffusées en ligne samedi en fin d’après-midi, le musicien est plaqué au sol puis menotté par plusieurs policiers dans un quartier de Paris.

L’arrestation a provoqué un petit attroupement, certains aficionados du groupe intimant aux policiers de ménager celui qui avec son frère N.O.S connaît depuis 2015 un succès phénoménal en France.

Lire aussi:

L’Allemagne installera des soldats en France, Paris parle de «révolution»
Ces 11 pays qui n’ont toujours pas de cas déclarés de coronavirus depuis le début de la pandémie
Covid-19: Quand la cheffe de file de la gauche marocaine verse dans le complotisme décomplexé
Tags:
Paris, interpellation, révolte, rappeur, police
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook