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Accusé ces derniers jours sur les réseaux sociaux d’agressions sexuelles, de séquestrations et de violences, le rappeur Moha La Squale se retrouve au centre d’une enquête.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «violences», «agression sexuelle» et «séquestrations» après les plaintes de trois femmes contre le rappeur parisien Moha La Squale, a fait savoir l’AFP, citant une source proche du dossier et leur avocat.

L'avocate de Moha La Squale n'a pu être jointe ni par l’agence, ni par 20 Minutes.

«Il y a au total six victimes, dont trois avec une identité connue» qui ont porté plainte le 7 septembre au commissariat du 9e arrondissement, a précisé la source de l’AFP, confirmant une information du Point.

Les trois autres devraient porter plainte à leur tour prochainement, selon cette source.

«Il y a des similitudes dans les histoires que ces jeunes femmes ont dévoilées. Notamment sur le fait qu’elles ont été, à un moment, enfermées dans un logement», a encore fait remarquer l’avocat des plaignantes à 20 Minutes.

Celles-ci, âgées de 23 à 28 ans, «ont fourni à la police des témoignages assez longs», a expliqué à l'AFP leur avocat, ajoutant que certains faits remontaient à plus de deux ans, alors que d'autres à seulement quelques mois.

«Il faut maintenant laisser travailler la justice», a conclu l'avocat interrogé par BFM TV.

«Des étouffements avec des oreillers»

Une vague d’accusations contre le rappeur a déferlé sur les réseaux sociaux le week-end dernier. La polémique a débuté avec l’histoire d’une certaine Romy qui a partagé des souvenirs sur les réseaux sociaux.

«Il était ultra irrespectueux […]. Mais vu qu'il a de l'argent, il prend une confiance mais monumentale […]. C'est un grand malade», a-t-elle affirmé.

Son témoignage a délié les langues. Une jeune fille affirme avoir été agressée sexuellement par le rappeur devant son collège, une autre raconte qu’il était «super violent» et «humiliant» avec elle, tandis qu’une troisième écrit qu’elle a vécu «des étranglements, des étouffements avec des oreillers».

En juin dernier, le rappeur avait été arrêté et placé en garde à vue à Paris pour «outrages» et «rébellion». La vidéo de son arrestation avait largement circulé sur les réseaux sociaux. Il doit être jugé pour ces faits le 18 mars 2021.

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Tags:
enquête, agression, violences
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