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Une fête sans respect des gestes barrières a réuni plus de 1.500 jeunes près de Nantes, ont dénoncé les autorités, déplorant des «personnes difficiles à sensibiliser».

Plus de 1.500 personnes se trouvaient rassemblées dimanche 13 septembre à une free party à Basse-Goulaine, près de Nantes, sous étroite surveillance des gendarmes qui contrôlaient tous les véhicules en sortie de site avec dépistage de stupéfiants et d'alcoolémie, a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, citée par l’AFP.

Selon la préfecture, cette free party a démarré dans la nuit de vendredi à samedi et a rassemblé de «1.500 à 2.000 personnes au plus important» de la manifestation, avec un public de «jeunes et de beaucoup moins jeunes».

Un rassemblement sans respect des gestes barrières contre l'épidémie de Covid-19, selon les services de l'État. «Certains avaient un masque, d'autres n'en avaient pas», a expliqué la préfecture, confirmant des informations des médias locaux et soulignant «qu'il s'agit de personnes difficiles à sensibiliser».

Selon la préfecture, l'Agence régionale de santé (ARS) «a invité les participants à se faire dépister et à respecter les règles».

Vendredi soir, les organisateurs avaient tenté de s'installer dans le centre-ville de Nantes alors que le préfet avait pris un arrêté interdisant le «transport de moyens sonores et d'acheter de l'alcool». Les forces de l'ordre sont intervenues, confisquant notamment du matériel sonore. Plusieurs personnes ont été interpellées et quelques policiers ont été blessés, selon la préfecture.

«Dispositif de sécurisation»

Les organisateurs ont alors décidé dans la nuit de vendredi à samedi de se rabattre sur la proche campagne de Nantes, à Basse-Goulaine, formant un important convoi.

Les autorités ont mis en place un «dispositif de sécurisation», notamment parce que le site choisi est bordé d'une route nationale qui pouvait représenter un danger pour les participants, venus principalement de l'agglomération nantaise, mais aussi de Vendée. Alors que certains venaient à pied depuis Nantes, les autorités ont installé des ballons lumineux pour éclairer les routes et ainsi «éviter un accident».

Selon la préfecture, la confiscation d'une partie du matériel sonore a néanmoins permis «un peu de dissuader» les éventuels participants.

Dimanche midi, les gendarmes procédaient au contrôle systématique de tous les véhicules qui quittaient la zone de la free party, où se trouvaient encore 1.500 participants.

Selon un premier bilan, la gendarmerie a procédé à une vingtaine de verbalisations liées aux stupéfiants, une quinzaine pour conduite sous stupéfiants et une dizaine pour défaut de permis ou d'assurance.

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Tags:
Covid-19, France, Nantes
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