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Quelques jours après la remise d'un rapport sur l'affaire dite des «écoutes» afin d'identifier l'éventuelle «taupe» de Nicolas Sarkozy dans le dossier, une enquête administrative a été ouverte contre des magistrats du Parquet national financier (PNF).

Dans le cadre de l'affaire dite des «écoutes», une enquête administrative a été ouverte contre des magistrats du Parquet national financier (PNF), a annoncé ce 18 septembre la Chancellerie, citée par l'AFP.

Selon le ministère de la Justice, cette enquête, confiée à l'inspection générale de la justice, vise les deux magistrats qui étaient chargés du dossier, Patrice Amar et Lovisa-Ulrika Delaunay-Weiss, ainsi que Mme Houlette qui était leur supérieure hiérarchique.

Selon le communiqué, l'analyse du rapport de l'inspection générale rendu public le 15 septembre montre que «des faits relevés seraient susceptibles d'être regardés comme des manquements au devoir de diligence, de rigueur professionnelle et de loyauté».

Le PNF dédouané

Fin juin, le PNF avait été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques détaillés («fadettes») de ténors du barreau, dont Éric Dupond-Moretti, depuis devenu garde des Sceaux, afin d'identifier une «taupe» dans une enquête concernant Nicolas Sarkozy.

L'Inspection générale de la Justice (IGJ) avait été chargée par son prédécesseur Nicole Belloubet de faire la lumière sur cette enquête qui a tenté de trouver pendant près de six ans qui, au sein du monde judiciaire, aurait pu informer l'ancien Président de la République et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute dans une affaire de corruption qui leur vaut un procès programmé à la fin de l'année.

M.Dupond-Moretti s'était alors emporté contre des «méthodes de barbouzes» et avait déposé une plainte notamment pour «atteinte à la vie privée», avant de la retirer le soir de sa nomination comme garde des Sceaux.

Le rapport de l'inspection avait globalement dédouané le PNF, notant le souci permanent des enquêteurs de ne pas «exposer excessivement la vie privée et le secret professionnel des titulaires des lignes exploitées».

Mais il avait aussi critiqué la durée de cette enquête: six ans de 2014 à 2019, dont trois ans sans aucune investigation. Il avait, par ailleurs, relevé «un manque de rigueur» dans le traitement de la procédure et une «remontée hiérarchique de l'information lacunaire», au vu de la sensibilité de l'affaire principale mettant en cause un ancien Président de la République et «portant sur une suspicion de fuites au sein du monde judiciaire».

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Tags:
Nicolas Sarkozy, parquet, enquête, France
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