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Interrogé par CNews, le médecin généraliste Jérôme Marty a tiré la sonnette d’alarme quant à la situation de la médecine de ville, dépassée par une vague de patients. Des personnes ne venant pas d’ordinaire consulter se pressent désormais dans les cabinets des praticiens libéraux.

Le médecin et syndicaliste Jérôme Marty a fait part de son inquiétude à propos de la médecine de ville, au micro de CNews.

Selon lui, les praticiens libéraux font face à une vague importante de patients et ont de plus en plus de mal à répondre aux demandes de soins. Le généraliste en appelle au ministère de la Santé pour fournir des instructions claires, face à cet afflux de patients.

«Il y a une alerte à lancer sur ce qui se passe actuellement avec la médecine de ville. Les cabinets de ville sont totalement dépassés par la demande de soins […]. Il faut impérativement qu’on ait des consignes strictes, pour savoir comment faire face à cette vague de patients qui est en train d’arriver dans tous nos cabinets de France», a-t-il déclaré sur CNews.

Les gens consultent plus facilement

Le docteur Jérôme Marty explique qu’en ces temps de pandémie les patients ont tendance à consulter plus facilement leur médecin. Les professionnels de santé sont donc confrontés à un afflux de patients qui, en temps normal, ne seraient pas venus les solliciter pour leurs symptômes.

«Il faut savoir qu’en temps normal vous avez quantité de gens qui ne vont pas consulter leur médecin quand ils ont le nez qui coule, quand ils ont des maux de tête, quand ils ont un peu de fièvre. Ils continuent de travailler avec ces signes, ils ne vont pas chez leur médecin. Là, 100% des gens consultent», a assuré Jérôme Marty sur CNews.

Le généraliste précise également que beaucoup d’entreprises incitent leurs employés à se rendre chez leur médecin «pour obtenir des arrêts de travail au moindre symptôme». Cet état de fait crée un engorgement dans les cabinets de ville.

Si la situation perdure, Jérôme Marty estime que les praticiens libéraux seront bientôt dans l’«incapacité possible et probable» de prendre en charge «les gens qui ont des pathologies graves».

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Tags:
soins, patients, médecine, Covid-19
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