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Des plages de sable jonchées de mégots, des masques chirurgicaux dans la mer: la tragédie de la pollution a poussé Anaëlle, coordinatrice du Projet Azur, à parcourir 1.000 km le long du littoral méditerranéen pour sensibiliser sur la réalité environnementale et ramasser des déchets en mer. Entretien avec une jeune femme audacieuse.

L’envie de se dépasser et la volonté d’agir: de là sont nés le Projet Azur et le départ d’Anaëlle Marot pour un périple de 1.000 km en kayak et en vélo le long du littoral méditerranéen. Le but? Ramasser des déchets et sensibiliser au danger du plastique.

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Projet Azur carte 2020

Une réalité alarmante, alors que 18 tonnes de plastique sont déversées dans la mer chaque minute à travers le monde. Notre vision de la situation est cependant faussée, nombre de plages étant régulièrement nettoyées –en surface– par les mairies, mais aussi surtout par les océans et la mer, qui emportent en moyenne 70% des déchets. Déchets qui finissent dans les fonds marins ou par former des continents de plastique, hors de notre portée de vue et d’action.

Anaëlle Marot Projet Azur
Anaëlle Marot Projet Azur

Le projet Azur a révélé l’importance d’une coordination de trois principaux acteurs pour affronter la gestion du plastique: les citoyens, les industriels et les politiques.

«La problématique du plastique en Méditerranée commence à toucher pas mal de monde, surtout les communes sur le littoral, parce que cela impacte directement le tourisme et la pêche, secteurs économiques importants», souligne Anaëlle au micro de Sputnik.

La pandémie de Covid-19, qui a provoqué 20% de hausse de la consommation de plastique, a encore aggravé la situation.

Les encouragements et l’engouement des associations et bénévoles pour son projet aident Anaëlle à continuer ce qui ressemble pourtant à un combat de David contre Goliath. «Ça nous fait du bien de te voir arriver avec ton sourire, ta pagaie, ton aventure. Et les enfants aussi ça les fait rêver, ça leur donne envie de protéger leur milieu»: voilà le genre de témoignage que reçoit régulièrement la jeune volontaire.

«C’est une illusion de penser qu’on peut nettoyer la mer de tous ses déchets, cela n’est pas possible. La technologie nécessaire n’existe pas», souligne-t-elle.

Un constat qui n’arrête pas Anaëlle, qui veut en effet attaquer le problème à la source. «80% des déchets qu’on retrouve dans la mer viennent de la terre», souligne la jeune femme. Ainsi repartira-t-elle l’été prochain. Mais cette fois, c’est la Loire qu’elle remontera à vélo avant de la redescendre en kayak.

 

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Tags:
plastique, déchets, environnement, Méditerranée, pollution
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