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Attaque près des ex-locaux de Charlie Hebdo (18)
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Emmanuel Macron, qui jusqu’ici ne s’était pas exprimé au sujet de la récente attaque près des ex-locaux de Charlie-Hebdo, a expliqué ce 28 septembre que le Président «n'a pas vocation à commenter mais à agir». Lors de son intervention depuis Vilnius, le Président français a également évoqué des «visées terroristes» de l’auteur présumé.

Interpellé sur son absence de réaction publique après l'attaque du 25 septembre à Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, Emmanuel Macron a déclaré lundi 28 septembre depuis Vilnius que le Président «n'a pas vocation à commenter mais à agir».

«Le Président de la République n'a pas vocation à commenter mais à agir», a souligné Emmanuel Macron, pour qui «il ne faut pas juger l'engagement du Président de la République à hauteur de tweets».

Le chef de l'État a précisé que «dans les heures qui ont suivi» l'identification des deux personnes blessées dans l'attaque, ses «proches collaborateurs ont pu prendre attache» avec leurs familles.

«J'ai ensuite laissé l'enquête se mener et le gouvernement intervenir, je pense que c'est comme ça qu'il fallait faire les choses, mon rôle n'est pas de me précipiter et de participer à toutes les réactions», a-t-il poursuivi.

«Des visées terroristes»

Pour le Président français, l'auteur présumé de l'attaque au hachoir, survenue le 25 septembre près des ex-locaux du journal satirique Charlie Hebdo, au cours de laquelle deux personnes ont été blessées, «avait bien des visées terroristes».

«Les faits établis ces dernières heures nous permettent de dire que l'individu qui a été appréhendé dans les heures qui ont suivi avait bien des visées terroristes, islamistes», a-t-il déclaré souhaitant que «l'enquête se mène le plus rapidement possible».

Emmanuel Macron a par ailleurs assuré de son «plein soutien aux victimes et de la volonté déterminée que nous continuons d'agir et de nous mobiliser, comme nous le faisons depuis le premier jour contre le terrorisme sous toutes ses formes».

«Plus de 32 attentats» déjoués

«Comme à chaque fois, nous en tirerons les conséquences», a-t-il encore lancé, rappelant que «plus de 32 attentats» avaient été déjoués depuis trois ans «par le travail de nos services de renseignement, de notre justice, de nos forces de sécurité intérieure».

Attaque du 25 septembre

Trois jours après l'attaque, les enquêteurs tentaient lundi de faire la lumière sur la véritable identité de l'assaillant présumé, dont la garde à vue a été prolongée et qui s'est présenté jusqu'à présent comme un Pakistanais de 18 ans.

Cet homme a reconnu avoir blessé gravement vendredi 25 septembre deux salariés de l'agence de presse Premières Lignes en pensant s'en prendre à des journalistes de Charlie Hebdo, suite à la republication des caricatures de Mahomet par l’hebdomadaire. L’attaque a eu lieu alors que se déroule le procès des terroristes ayant attaqué le journal satirique en 2015.

Dossier:
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attentat, Charlie Hebdo, Emmanuel Macron
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