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La police française a arrêté une trentaine de personnes faisant partie d'un réseau de financement de terroristes en Syrie créé en 2019, annoncent les médias français se référant au parquet.

Vingt-neuf personnes, dont quelques proches de femmes et d'enfants de djihadistes détenus en Syrie, ont été placées en garde à vue ce mardi 29 septembre en France lors d'un vaste coup de filet contre un réseau de cyberfinancement du terrorisme, a annoncé le parquet national antiterroriste (PNAT) dans un communiqué cité par l'agence France-Presse (AFP).

Parmi les 29 personnes placées en garde à vue, 10 sont fichées S pour radicalisation islamiste, a précisé une source proche du dossier.

Ces personnes sont soupçonnées «pour la plupart d'avoir injecté des fonds», totalisant des centaines de milliers d'euros, dans le réseau au bénéfice de proches se trouvant en Syrie, et, pour deux d'entre eux, d'avoir joué le rôle de chevilles ouvrières du système de cyberfinancement par des cryptomonnaies. Selon le parquet, des dizaines de personnes résidant en France se sont rendues depuis 2019 dans des bureaux de tabac pour acheter anonymement des coupons de cryptomonnaie d'une valeur comprise entre 10 et 150 euros et les créditer sur des comptes ouverts depuis l'étranger par des djihadistes.

Au cours des investigations, les enquêteurs ont pu identifier «deux djihadistes français» à l'origine de ce réseau, Mesut S. et Walid F., tous deux âgés de 25 ans, indique le communiqué.

«Ayant rejoint ensemble la Syrie en 2013, ils sont suspectés d'être des membres du groupe terroriste Hayat Tahrir al-Cham* affilié à Al-Qaïda* et sont visés par un mandat d'arrêt» depuis leur condamnation par défaut à 10 ans d'emprisonnement en avril 2016, détaille le PNAT.

L'opération du 29 septembre a été menée par plusieurs centaines d'agents de la police judiciaire, de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et du RAID. Elle fait suite à l'ouverture le 24 janvier par le PNAT d'une enquête pour «financement du terrorisme» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle», après un signalement de la cellule antiblanchiment Tracfin.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
coup de filet, crise syrienne, Syrie, France
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