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Le procès de l’anesthésiste belge poursuivie pour avoir causé en 2014 la mort d'une femme lors de son accouchement à la maternité d'Orthez s'ouvre ce jeudi 8 octobre devant le tribunal correctionnel de Pau. Son addiction à l'alcool sera au centre des débats, relate Europe 1.

Le procès de l'anesthésiste belge accusée d'être responsable de la mort d'une patiente dans la maternité d'Orthez lors de son accouchement par césarienne alors qu’elle était ivre s'ouvre ce jeudi, rapporte Europe 1. La famille de Xynthia Hawk, morte à l'âge de 28 ans, réclame justice.

Elle mélangeait de la vodka à de l'eau dès le début de la journée «pour cesser de trembler». Elle a ainsi avoué aux enquêteurs être «incapable d'aller au bloc sans avoir bu».

Le 26 septembre 2014, lors de la césarienne, elle a intubé en état d'ébriété les voies digestives au lieu des voies respiratoires.

L'enfant a été sauvé, mais pas Xynthia Hawk.

«Qu'elle aille en prison et qu'elle ne pratique plus»

«Elle était déjà allée en cure, obligatoirement mais aussi de son propre chef, en Belgique. Donc elle savait qu’elle était alcoolique. Elle a eu l’égoïsme de dire "je vais quand même travailler". Je veux qu’elle aille en prison et qu’elle ne pratique plus la médecine», a déclaré au micro d'Europe 1 la sœur de la victime.

Tout au long de l'enquête, l’anesthésiste a tenté de minimiser sa responsabilité en se défaussant sur l'équipe du bloc et en invoquant un dysfonctionnement du respirateur. Elle a affirmé avoir été à «70% de ses capacités», mais «pas ivre». Lors de sa garde à vue, elle avait pourtant 2,38 g d'alcool dans le sang.

Selon Europe 1 elle risque trois ans de prison pour homicide involontaire. Le procès se clôture vendredi.

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Tags:
maternité, tribunal, Pau
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