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Après un long combat contre le coronavirus, le député Les Républicains Jean-Luc Reitzer s’est montré sceptique sur BFM TV quant aux perquisitions effectuées chez Olivier Véran, Jérôme Salomon et d’anciens ministres dans le cadre de l’enquête sur la gestion de la crise sanitaire.

«Je suis sous le choc ce matin», réagit sur BFM TV le député LR du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer après avoir pris connaissance de la vaste opération visant le ministre de la Santé Olivier Véran, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, ainsi qu’Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Sibeth Ndiaye. Ces perquisitions, à la fois dans les bureaux et les domiciles des élus, ont été effectuées dans le cadre de l’enquête de la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion de la crise du coronavirus.

Affirmant qu’il respecte l’indépendance de la justice, le parlementaire explique qu’il «fait confiance aux responsables des administrations», car chacune possède sa propre inspection. Il estime que l’enquête aurait dû se faire au niveau de l’Assemblée nationale qui, comme il le rappelle, possède son propre mécanisme d’investigation via les commissions d’enquête.

«Comme pour l’affaire Benala, c’est sous serment que les personnes sont auditionnées et témoignent», justifie-t-il avant d’inviter les parlementaires à provoquer une commission d’enquête sur la gestion de l’épidémie.

L’enquête de la CJR

L’enquête menée par la CJR, seule instance à pouvoir juger les membres du gouvernement pour l’exercice de leur fonction, doit déterminer si les personnes concernées par les perquisitions sont coupables d’«abstention de prévenir un sinistre» pour leurs décisions prises durant la crise.

«Nos citoyens peuvent-ils sérieusement penser que les manquements, qui ont été réels, ont été volontaires?», s’interroge M. Reitzer qui estime que le terme «volontaire» est exagéré. «J’ai dit à Monsieur Véran, et je suis député de l’opposition, je lui ai dit à l’Assemblée nationale “je sais que votre tâche n’est pas facile, c’est très difficile”.»

Survivant du Covid

Mardi 13 octobre, le député a fait un retour remarqué à l’Assemblée nationale où il n’avait plus mis les pieds depuis fin février en raison du Covid-19. Il a été le premier parlementaire à avoir été contaminé. Plongé dans le coma pendant quatre semaines, il est ensuite resté deux mois et demi à l’hôpital, suivie d’une longue période de convalescence chez lui, avec notamment de la rééducation.

En tant que patient durement touché par le virus, il avoue être «resté sur sa faim» concernant les mesures annoncées mercredi par Emmanuel Macron. «Il fallait lancer un choc de confiance et d’espérance, cela n’a pas été fait», déplore-t-il, soulignant l’absence de mesures concernant les hôpitaux et le personnel soignant.

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Tags:
situation sanitaire, enquête, perquisition, Covid-19, Olivier Véran
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